Orlando, 90 ans, supervise le catalogue, l’image et la maison de Dalida
29 juillet 2026 : Orlando, né Bruno Gigliotti en 1936 au Caire, fête ses 90 ans et demeure la figure centrale de la gestion de l’héritage de sa sœur Dalida, disparue le 3 mai 1987. Depuis près de quarante ans, il administre le catalogue, autorise les réutilisations de l’image et pilote les projets culturels qui maintiennent la chanteuse dans l’actualité.

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Avant de devenir le producteur qui a façonné la carrière de la diva, Bruno Gigliotti a tenté une carrière de chanteur. À partir de 1965, il prend en charge la direction artistique de Dalida et accompagne ses grands succès, de Bambino à Gigi l’amoroso, puis pendant les années disco. Il a souvent rappelé que « Dalida était ma sœur, mais aussi une artiste exceptionnelle qu’il fallait protéger ».
Après la mort de Dalida, âgée de 54 ans, Orlando devient son légataire universel et assume la responsabilité de gérer son œuvre : rééditions, compilations, autorisations d’exploitation audiovisuelle et valorisation de l’image. Dalida a enregistré plus de 700 chansons en plusieurs langues, un répertoire exploitable dans de nombreux contextes culturels et commerciaux.
Les droits de Dalida : un catalogue et des lieux patrimoniaux sous contrôle
Le catalogue de Dalida reste la principale ressource de cet héritage. Les titres sont régulièrement réédités, utilisés au cinéma, repris par d’autres artistes ou intégrés à des projets variés. Orlando supervise les choix éditoriaux et commerciaux liés à ces exploitations, veillant selon lui à préserver « l’authenticité de Dalida » et à éviter toute dénaturation de son univers artistique.
Les revenus liés à l’œuvre proviennent de sources multiples : droits d’auteur, ventes musicales, exploitations audiovisuelles et commercialisation de l’image de la chanteuse. Aucun chiffre officiel global n’a été rendu public, mais la diversité des canaux d’exploitation — disques posthumes, documentaires, expositions, produits dérivés — entretient la présence de Dalida dans les offres culturelles et commerciales.
La dimension matérielle de cet héritage passe aussi par des lieux et des objets. La maison du 11 bis rue d’Orchampt, à Montmartre, où Dalida a vécu ses dernières années, est devenue un symbole. Située dans un quartier très fréquenté par les visiteurs, la demeure reste privée et n’est pas un musée ouvert au public, mais attire admirateurs et curieux. La place Dalida, inaugurée en 1997 à quelques mètres de la rue d’Orchampt, avec son buste, participe au parcours mémoriel autour de la chanteuse et alimente le tourisme culturel lié à son nom.
Orlando valide les utilisations majeures de l’image et des lieux, autorise des expositions et accorde des licences pour des produits dérivés. Il a accompagné des projets de médiatisation de la carrière de Dalida, notamment le film biographique Dalida sorti en 2017 et le documentaire Dalida et Orlando : les âmes sœurs en 2023, qui ont contribué à renouveler l’intérêt du public.
Parallèlement, le producteur a poursuivi une activité professionnelle en dehors de l’héritage familial, produisant d’autres artistes comme Hélène Ségara. À 90 ans, il conserve la responsabilité de la protection des droits musicaux, de la sauvegarde de l’image et de la préservation des lieux symboliques liés à Dalida.



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