Les États-Unis mettent à jour la liste des pays africains déconseillés aux Américains en 2026
Les États-Unis ont placé le Niger au niveau 4 « Ne pas voyager », le 30 janvier 2026, en raison d’une dégradation importante de la sécurité liée au terrorisme, aux enlèvements, aux crimes violents, aux troubles civils et à l’accès restreint aux services d’urgence et de santé.

SOMMAIRE
Le département d’État américain précise dans son avis que les autorités américaines déconseillent fortement aux ressortissants de se rendre au Niger et que les services consulaires, « ni de routine ni d’urgence », ne peuvent être assurés en dehors de la capitale, Niamey. Un état d’urgence et des restrictions de déplacement restent en vigueur dans une grande partie du pays.
Le texte cite des attaques récentes, notamment une fusillade à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey impliquant des militants affiliés à l’État islamique, comme illustration de la montée des risques pour les étrangers. Conformément aux règles de sécurité locales, les déplacements des étrangers hors de Niamey exigent l’escorte de militaires nigériens, et le personnel gouvernemental américain est soumis à des mesures strictes (véhicules blindés, couvre-feu, limitations d’accès aux restaurants et aux marchés en plein air), des précautions recommandées aux citoyens américains résidant au Niger.
Impact opérationnel et implications régionales
Avec l’ajout du Niger à la catégorie « Ne pas voyager », huit pays ou zones du continent africain figurent désormais au niveau d’alerte maximal du gouvernement des États-Unis : la Libye, le Mali, le Burkina Faso, la République centrafricaine, le Soudan du Sud, le Soudan, la Somalie et certaines régions du Sahel, en plus du Niger. Le département d’État associe ces désignations à des contextes d’insurrection, d’instabilité politique et à une faiblesse du contrôle étatique.
Le niveau 4 est décrit comme la catégorie la plus élevée du système américain de conseils aux voyageurs. Il s’applique aux pays confrontés à des menaces sécuritaires extrêmes — conflits armés, actes terroristes et violences généralisées — susceptibles de mettre gravement en danger les ressortissants étrangers.
Au plan pratique, l’avertissement implique pour le personnel diplomatique une réduction des activités et des restrictions opérationnelles. Le texte officiel souligne l’impossibilité d’assurer des services consulaires hors de Niamey, une conséquence qui limite l’assistance consulaire habituellement disponible pour les citoyens américains à l’étranger.
Au-delà des aspects strictement sécuritaires et consulaires, les classifications de niveau 4 ont des répercussions économiques et diplomatiques citées dans l’avis : forte baisse du tourisme, retards ou annulations d’investissements étrangers, et réduction de l’engagement diplomatique avec des ambassades qui réduisent leurs activités.
Le département d’État a publié cet avis le 30 janvier 2026, assorti des recommandations et contraintes opérationnelles mentionnées dans le document officiel.

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