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Guinée : la CPI exhorte le pouvoir à mener à bien le procès du 28-Septembre

Le vice-procureur de la Cour pénale internationale, Mame Mandiaye Niang, a effectué une mission de trois jours à Conakry au cours de laquelle il a rencontré les responsables guinéens. L’objet principal de sa visite a été de souligner l’impératif d’aboutir au procès relatif au massacre du 28 septembre 2008, actuellement au stade de l’appel.

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Massacre du 28 septembre 2009 en Guinée: de nouveaux récits de survivants devant le tribunal de Dixinn
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La tragédie survenue ce jour-là dans le stade de Conakry avait provoqué la mort d’au moins 157 personnes. Outre les victimes mortelles, des centaines de femmes ont été victimes d’agressions sexuelles, plusieurs individus sont portés disparus et près de 1 500 personnes ont été blessées, selon les bilans rendus publics à l’époque.

La procédure judiciaire a connu plusieurs étapes importantes : l’ouverture symbolique du dossier a eu lieu le 28 septembre 2022 et l’audience principale a abouti à un jugement rendu le 31 juillet 2024. Sur les douze prévenus présentés au tribunal, huit ont été reconnus coupables de crimes contre l’humanité et condamnés à des peines allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité. La plupart des condamnés ont interjeté appel.

Parmi les personnes mises en cause figure Moussa Dadis Camara, qui a formé un recours et qui, par la suite, a bénéficié d’une grâce présidentielle signée par Mamadi Doumbouya. Trois condamnés sont décédés depuis le rendu du jugement, notamment le colonel Claude Pivi en janvier 2026 et Aboubacar Diakité, dit Toumba, en mars 2026. Un procès complémentaire visant plusieurs militaires a également été relancé pour instruire d’autres responsabilités.

L’exigence de rapidité au bénéfice des victimes

Selon Mame Mandiaye Niang, la coopération entre la CPI et les autorités guinéennes doit se maintenir, mais elle appelle à une vigilance constante pour veiller à la bonne tenue de la procédure. Il a insisté pour que l’instruction et les recours soient clos dans des délais raisonnables afin d’éviter que le temps n’efface les possibilités de réparation pour les victimes.

Le vice-procureur a rappelé que de nombreuses personnes touchées par les événements sont aujourd’hui âgées, malades ou sont décédées, ce qui rend d’autant plus urgent le déroulement rapide des processus judiciaires pendant que témoins et victimes sont encore en vie. La Cour, a-t-il dit, continue d’intervenir auprès des autorités pour encourager l’avancement du dossier.

Au-delà des aspects pénaux, cette accélération visée par la CPI apparaît, aux yeux des parties prenantes, comme une condition nécessaire à la reconnaissance du préjudice des victimes et à la réparation des traumatismes collectifs laissés par ces événements.

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