Daniel Auteuil part écrire dans sa maison de hippie entourée d’oliviers près d’Arles
Le 17 mai 2026, Daniel Auteuil monte les marches du Festival de Cannes pour présenter La Troisième Nuit, projet personnel et historique programmé dans la section Cannes Première. Le film, inspiré du sauvetage réel de 108 enfants juifs exfiltrés du camp de Vénissieux après la grande rafle d’août 1942, revient sur une page majeure de l’Occupation et sur les opérations clandestines menées pour soustraire des familles à la déportation.

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À la fois acteur et réalisateur de ce long-métrage, Daniel Auteuil incarne l’abbé Alexandre Glasberg, figure engagée dans ces tentatives de sauvetage. Autour de lui, la distribution rassemble notamment Antoine Reinartz, Grégory Gadebois et Luàna Bajrami, au service d’un récit centré sur la tension morale et les décisions individuelles face aux politiques d’exclusion du régime de Vichy.
Le scénario met en parallèle l’action de l’abbé Glasberg et celle du fonctionnaire Gilbert Lesage, chargé par les autorités de constituer une « commission de criblage » : un dispositif administratif évoqué dans le film et qui sert de toile de fond aux tentatives de protection des personnes menacées. Tourné entre Lyon, la Sarthe et plusieurs lieux historiques, La Troisième Nuit a été présenté en avant-première mondiale à Cannes et devrait rejoindre les salles françaises dans les mois qui viennent.
Un film historique et un refuge provençal
Lors du tournage, Daniel Auteuil a rappelé l’importance personnelle du projet : « C’est une histoire qui m’a bouleversé. Quand on me l’a proposée, j’ai eu envie de m’y plonger et de la raconter », confiait-il, ajoutant que « la souffrance des hommes est toujours, malheureusement, d’actualité ». Ces déclarations soulignent l’enjeu moral que le film entend porter, en interrogeant la mémoire et les gestes de protection face aux persécutions.
Hors plateau, l’acteur retrouve son refuge provençal, une bastide située entre Arles et les Alpilles, non loin d’Avignon. Décrite comme une demeure aux murs ocres et volets verts, elle a été présentée par l’intéressé comme un lieu de création où il aime écrire et recevoir. L’artiste Aude Ambroggi, son épouse, y expose sculptures et peintures, et le couple y vit une vie familiale ponctuée de longues tablées et de moments partagés avec leur fils Zachary, ainsi que les aînées de l’acteur, Aurore et Nelly, et leurs petits-enfants.
Interrogé sur l’atmosphère du lieu, Daniel Auteuil a repris avec humour l’appellation parfois donnée à la propriété, corrigeant la formule « maison de hippies » par celle de « maison d’artistes » et soulignant la présence artistique prégnante. Né à Alger puis élevé à Avignon, il confie ressentir pour la Provence un attachement profond ; il conserve toutefois un pied-à-terre parisien sur l’Île de la Cité pour ses obligations professionnelles.
À plus de 70 ans, l’acteur poursuit son activité créative en alternant les rôles, la réalisation et des incursions musicales, travaillant fréquemment dans cette bastide provençale qu’il décrit comme essentielle à son équilibre et à son processus d’écriture.


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