Flavie Flament porte plainte contre Patrick Bruel, son entourage la conteste
Deux proches de Flavie Flament affirment au Parisien être «sidérés» par les accusations qu’elle porte contre Patrick Bruel, assurant que l’animatrice évoquait autrefois une relation «consentie» et qu’elle ne leur avait jamais parlé d’une contrainte ou d’un souvenir de drogue lors de rencontres. Ces témoignages interviennent alors que Flavie Flament a déposé plainte pour viol et que le chanteur conteste l’ensemble des accusations.

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Selon Le Parisien, deux personnes de l’entourage de Flavie Flament disent avoir été informées «d’une relation passée avec Patrick Bruel», et que, dans leurs échanges passés, elle présentait cette relation «comme une jolie aventure» et s’en vantait même. Les propos rapportés par le quotidien vont à l’encontre du récit récemment publiquement diffusé par l’ancienne animatrice.
Les témoins cités estiment également que Flavie Flament ne laissait transparaître ni traumatisme apparent ni réticence à propos de la présence de Patrick Bruel sur des plateaux de télévision ou dans des émissions qu’elle animait par la suite. Ils contestent notamment son récit relatif à un thé qui, selon elle, aurait été drogué et aurait provoqué un black-out lors d’une rencontre en 1991.
«Elle en parlait comme d’une jolie aventure»
Un des proches interrogés par Le Parisien déclare: «Je tombe des nues. Ce qu’elle raconte aujourd’hui est l’exact opposé de ce qu’elle racontait il y a quelques années sur son histoire avec Patrick Bruel. Elle en parlait comme d’une jolie aventure. C’étaient ses mots. Et surtout ce n’était pas un sujet tabou. Elle en parlait facilement et à son initiative. Il n’a jamais été question de contrainte dans ses propos. Et s’il faut en témoigner devant la justice je le ferai.»
Un second témoin répète ce constat et met en doute la version du «thé empoisonné» avancée par Flavie Flament: «Ce qui est étrange, c’est que quand elle en parlait, elle ne semblait pas se poser de questions justement. Elle en parlait comme d’une relation consentie. Cette histoire de thé empoisonné en 1991, pour moi ça ne tient pas debout. Ils se sont revus, recroisés sur des plateaux télés. Elle n’a jamais émis la moindre réserve sur le fait qu’il soit invité dans ses émissions. Au contraire.»
Flavie Flament a déposé plainte en affirmant avoir été violée en 1991 dans son appartement parisien alors qu’elle était mineure, un récit publié d’abord sur Instagram puis développé par Mediapart. Dans son témoignage, elle évoque notamment une rencontre autour d’un thé qu’elle dit avoir été drogué avant les faits qu’elle qualifie aujourd’hui de viol.
Patrick Bruel a formellement nié ces accusations. D’autres femmes ont pour leur part également porté plainte, selon des médias: le dossier comporte au moins six plaintes et, d’après les sources citées, au moins trois informations judiciaires ont été ouvertes. Le Parisien est la source des témoignages de l’entourage, Mediapart a publié le récit de Flavie Flament et les éléments de procédure cités ont été rapportés dans la presse.


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