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Côte d’Ivoire : le gouvernement envisage de recapitaliser 11 entreprises publiques
Le gouvernement ivoirien prévoit de recapitaliser onze entreprises publiques identifiées comme financièrement fragiles, pour un montant total estimé à 39,07 milliards FCFA d’ici la fin de 2025, dont environ 28,9 milliards pourraient être pris en charge par l’État en fonction de ses participations.
Les sociétés concernées présentent des fonds propres inférieurs à la moitié de leur capital social, un indicateur de vulnérabilité généralement lié à des pertes cumulées. Ce seuil déclenche, selon les règles de gestion financière, la mise en œuvre de mesures correctives destinées à rétablir une situation bilantielle conforme aux normes.
Dans le même temps, les agrégats du secteur public restent globalement positifs pour l’exercice 2025 : chiffre d’affaires cumulé provisoire de 4 728,3 milliards FCFA, progression de 1,2 % par rapport à 2024, et résultat net excédentaire de 240,3 milliards FCFA, soit 112 % de l’objectif budgétaire initial.
Montants, modalités et indicateurs retenus
Le plan de recapitalisation vise onze entités dont les identités n’ont pas été précisées dans les éléments publiés. L’enveloppe totale requise est évaluée à 39,07 milliards FCFA à la clôture de 2025, et la prise en charge par l’État est estimée à 28,9 milliards FCFA, calculée au prorata des participations détenues dans chacune des structures.
La nécessité de ces apports de capitaux tient à la dégradation du bilan des sociétés ciblées, marquée par une capacité d’autofinancement réduite et des pertes reportées. La recapitalisation est avancée parmi les mesures techniques possibles pour rétablir un niveau de fonds propres compatible avec les exigences réglementaires et maintenir le fonctionnement des activités concernées.
Les opérateurs et les observateurs relèvent que les résultats consolidés du portefeuille public, bien que positifs, masquent des fragilités localisées : une minorité d’entités affiche des déséquilibres significatifs nécessitant des interventions financières ciblées.
La contribution publique représenterait ainsi 74 % de l’enveloppe totale, la part restante devant être supportée par d’autres actionnaires en proportion de leurs participations ou par des partenaires privés.
Les critères retenus pour identifier les sociétés ciblées sont essentiellement comptables : fonds propres inférieurs à 50 % du capital social, situation résultant plus souvent de pertes accumulées au fil des exercices.
Les projections communiquées font état d’un résultat net prévisionnel consolidé de 246,3 milliards FCFA pour 2026, en hausse de 2 % par rapport aux résultats provisoires de 2025.