Comores : 4,94 millions $ pour la résilience climatique de neuf États insulaires
Le projet régional RESIslands, soutenu par le Fonds vert pour le climat, a été lancé aux Comores le 10 septembre. Doté de 4,943 millions de dollars sur 30 mois, il doit renforcer l’évaluation des risques, les systèmes d’alerte et l’accès au financement climatique dans neuf États insulaires africains.

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Les Comores ont accueilli jeudi 10 septembre le lancement national du projet RESIslands, un programme régional doté de 4,943 millions de dollars sur 30 mois pour renforcer la capacité de neuf États insulaires africains à anticiper les risques climatiques et à mieux préparer leurs projets de résilience.
Financé par le Fonds vert pour le climat et mis en œuvre par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), le programme couvre le Cap-Vert, les Comores, la Guinée équatoriale, la Guinée-Bissau, Madagascar, Maurice, Sao Tomé-et-Principe, les Seychelles et la Tanzanie, à travers Zanzibar.
Selon la CEA, ces territoires sont particulièrement exposés à la montée du niveau de la mer, aux cyclones, aux sécheresses, à l’érosion côtière et aux inondations. Le projet doit améliorer leurs capacités d’évaluation multirisque et de gestion des catastrophes, deux domaines qui conditionnent aussi l’accès à certains financements climatiques internationaux.
Le lancement organisé aux Comores doit permettre aux acteurs nationaux et régionaux de préciser les objectifs, les modalités de mise en œuvre et la coordination du programme. RESIslands est porté dans le cadre de la Commission africaine des États insulaires sur le climat (AISCC).
Des données de risque aux projets finançables
Le dispositif prévoit notamment de renforcer les cadres institutionnels, d’améliorer les systèmes d’alerte précoce, de standardiser les données sur les risques et d’aider les administrations à constituer des portefeuilles de projets susceptibles d’accéder au financement climatique.
Ces outils visent à réduire un obstacle récurrent pour les petits États insulaires : l’insuffisance de données harmonisées sur les aléas et la difficulté à transformer les besoins d’adaptation en projets techniquement prêts à être financés. La CEA souligne également le besoin de mieux cartographier les ressources naturelles et d’améliorer les évaluations multirisques.
Le projet repose sur une mise en œuvre nationale dans chacun des neuf territoires concernés. Aux Seychelles, où le programme a été lancé le 18 août, les autorités ont détaillé des priorités portant sur les systèmes d’alerte, le suivi des risques, la coordination entre institutions et la préparation de projets climatiques.
Les Seychelles ont été le deuxième pays à lancer RESIslands au niveau national après la Guinée équatoriale. Le lancement comorien du 10 septembre s’inscrit dans ce déploiement régional piloté par la CEA avec l’AISCC.



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