Booder cash sur les réactions à son physique: « Une tête d’assassin »
Après plusieurs semaines d’interruption, l’émission Un dimanche à la campagne réintègre la grille de France 2 ce dimanche 8 mars à 16h00. Animé par Frédéric Lopez, le programme propose, le temps d’un week-end dans une maison de campagne, des conversations intimes entre le présentateur et des personnalités venues s’éloigner de l’agitation médiatique pour revenir sur leur parcours et leurs souvenirs.
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Pour cette reprise, Frédéric Lopez reçoit plusieurs invités et installe comme à l’accoutumée une atmosphère de confidences et d’échanges. Parmi les nouveaux visages présents dans ce numéro figure l’humoriste Booder, qui accepte de revenir publiquement sur des épisodes marquants de sa carrière et de sa vie personnelle.
Sur le plateau, Booder raconte notamment une période difficile à la suite de sa participation au film Beur sur la ville (2010), aux côtés de Josiane Balasko, Sandrine Kiberlain et Gérard Jugnot. Le long métrage, qui n’a pas trouvé son public, a provoqué selon lui un coup d’arrêt professionnel. « C’est un K.O. Mon téléphone ne sonne plus », confie l’artiste, expliquant que ce silence dans les sollicitations a duré quatre ans. Il évoque également les contraintes financières de ces années : « Je suis au RSA », admet-il, et précise que la paternité a intensifié la pression et les doutes sur la poursuite de sa carrière.
Booder, le rapport au physique et la transformation de l’épreuve en travail
Au fil des échanges, Booder aborde son rapport à son apparence et la manière dont il a appris à l’exploiter artistiquement. Il reconnaît une différence visible et décrit la perception qu’elle suscite : « Je comprends une chose, je comprends que j’ai une tête pas comme celle des autres. Mais je vois le regard qui se porte sur moi. Mon visage peut dégager de la méchanceté et de la peur. Je comprends très bien cela ! … si t’es pas tout le temps souriant, si tu restes sérieux comme ça, les gens ils vont dire : ‘ouh là là il a une tête d’assassin.’«
L’humoriste explique qu’il a fini par transformer cet héritage physique en atout de scène. Il a déjà déclaré à d’autres médias que son apparence constitue un « outil de travail » et nie tout complexe : « Mon physique, c’est mon outil de travail. Je n’ai pas de complexes. Avec les filles, ça va aussi, j’ai toujours réussi à me faire accepter tel que je suis. » Ces propos traduisent la stratégie d’un artiste qui capitalise sur sa singularité pour construire ses personnages et son univers comique.
Par ailleurs, Booder évoque son rôle de père et les difficultés liées à la santé de son enfant, confronté, selon lui, à des problèmes respiratoires similaires aux siens à son âge. Il mentionne des activités exercées en dehors des plateaux pour subvenir aux besoins familiaux : « Je fais un peu de gestion de stocks. Des inventaires et un peu de travail à Rungis. » Ces expériences, dit-il, ont forgé sa rigueur et sa persévérance.
Malgré ces épisodes compliqués, le parcours de Booder l’a conduit à retrouver la scène et l’écran, et il est décrit comme un comédien recherché qui continue de remplir les salles.


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