Bénin: un propriétaire condamné à 12 mois de prison pour avoir mordu son locataire
Un propriétaire a été présenté au tribunal d’Abomey, lundi 29 décembre 2025 pour avoir mordu son locataire. Poursuivi pour coups et blessures volontaires, le propriétaire a été condamné à une peine de prison assortie d’une amende.

SOMMAIRE
Le tribunal d’Abomey a vidé, ce lundi 29 décembre, un dossier peu ordinaire opposant un locataire à son bailleur. À l’issue de l’audience, le propriétaire a été reconnu coupable de coups et blessures volontaires pour avoir agressé physiquement son locataire, allant jusqu’à lui mordre un doigt. La juridiction l’a condamné à douze mois d’emprisonnement, dont deux mois fermes, ainsi qu’au paiement d’une amende.
Les faits remontent à une altercation survenue au domicile du locataire. Selon la victime, de retour d’une pharmacie, elle a retrouvé le portail de la maison volontairement bloqué par le propriétaire, une situation qu’elle affirme récurrente. Face à l’impossibilité d’accéder normalement à son logement, le locataire aurait escaladé le mur pour entrer dans la cour.
Une fois à l’intérieur, le ton est monté. Toujours selon la version de la victime, le propriétaire s’en est pris à lui physiquement, le rouant de coups avant de lui mordre le doigt. Il lui aurait provoqué des blessures ayant justifié une plainte et l’ouverture de poursuites judiciaires.
La cour rappelle les droits fondamentaux du locataire
À la barre, le mis en cause n’a pas nié les faits. Il a expliqué son geste par son exaspération face aux habitudes de son locataire, chauffeur de profession, qu’il accusait de rentrer tardivement tous les jours. Un argument que la cour a fermement rejeté, rappelant que le locataire reste libre de ses mouvements et a le droit de rentrer chez lui à l’heure de son choix, sans avoir à se justifier auprès de son bailleur.
Déjà placé en détention provisoire, le propriétaire avait passé deux mois à la maison d’arrêt d’Abomey avant l’audience. Cette période a été prise en compte dans le calcul de sa peine, lui permettant de recouvrer immédiatement sa liberté après le verdict.
La cour a par ailleurs rejeté la demande de 287 000 francs CFA de dommages et intérêts formulée par la victime. Les juges ont estimé que les pièces produites ne permettaient pas d’établir de manière suffisante le préjudice invoqué.


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