Bénin: plus de 400 personnes arrêtées, 90 motos et 400 téléphones saisis en plein spectacle
Dans la nuit du vendredi 2 janvier 2026 à Parakou, la Direction départementale de la Police républicaine (DDPR) du Borgou a mis fin à un spectacle non autorisé dénommé « La guerre des clans ». C’est un évènement marqué par la consommation massive de substances psychotropes. L’opération, menée avec l’appui d’unités spécialisées, a conduit à l’interpellation de plus de 400 personnes, dont de nombreux mineurs, et à la saisie d’un important matériel.

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La scène s’est déroulée tard dans la nuit, alors que plusieurs centaines de jeunes prenaient part à ce rassemblement clandestin organisé sans autorisation administrative. Alertées, les forces de l’ordre, appuyées par le peloton de surveillance et la compagnie mobile, ont investi les lieux pour rétablir l’ordre et mettre un terme à une situation jugée dangereuse pour la sécurité publique.
Selon Fraternité FM, plus de 400 personnes ont été interpellées sur place. L’opération a également permis la saisie de plus de 90 motos ainsi que de matériels acoustiques et de sonorisation utilisés pour l’événement. Fait marquant, plus de 400 téléphones portables ont été récupérés et confiés à l’Office de lutte contre la cybercriminalité (OLC) pour des vérifications et enquêtes approfondies.
Les policiers ont par ailleurs découvert des comprimés et des boissons aux effets psychotropes, dont la nature exacte reste à déterminer, ainsi que du chanvre indien et des cartouches de chicha au contenu suspect. Ces saisies confirment, selon les autorités, l’ampleur des dérives observées lors de ce spectacle non autorisé.
Accidents, dégâts matériels et soupçons d’escroquerie
Toujours d’après Fraternité FM, certains participants, sous l’emprise de drogues et d’alcool, auraient provoqué des accidents et causé d’importants dégâts matériels. Les conduits d’eau d’une maison voisine auraient notamment été saccagés. Une plainte a été déposée par les victimes et une enquête est en cours pour établir les responsabilités.
L’organisateur de l’événement est également au cœur des investigations. Il aurait exigé une contribution de 2 000 FCFA par participant, sans fournir de services clairs ni délivrer de reçu. Cette collecte, effectuée auprès de centaines de jeunes dont des mineurs, soulève de sérieux soupçons d’escroquerie et de financement d’activités illicites. La même source indique que le promoteur serait un récidiviste, déjà impliqué dans des faits similaires.


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