Syrie : Début de la destruction sous contrôle international des armes chimiques du régime Assad

Le représentant syrien auprès de l'ONU a annoncé, jeudi 3 septembre, le lancement de la première opération de destruction des armes chimiques héritées du régime déchu de Bachar al-Assad, sous la supervision de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

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Le conseil de sécurité de l'ONU
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La Syrie a commencé, jeudi 3 septembre, à détruire les armes chimiques héritées du régime de Bachar al-Assad, a annoncé le représentant permanent syrien auprès des Nations unies, Ibrahim Olabi, devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York. Il s’agit de la toute première opération de ce type menée depuis la chute de l’ancien régime, en décembre 2024.

« Il s’agit de la toute première opération de destruction depuis notre libération de l’ancien régime », a déclaré le diplomate, évoquant un « moment historique » pour son pays.

L’opération est menée sous la supervision de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui avait suspendu les droits de vote de la Syrie en 2021 après avoir établi que l’aviation du régime Assad avait utilisé du gaz sarin et du chlore contre des populations civiles. Damas avait pourtant ratifié la Convention sur les armes chimiques en 2013, sans que les autorités de l’époque cessent d’y recourir.

Selon le stock déclaré aux inspecteurs internationaux, l’arsenal chimique légué par l’ancien régime représentait environ 1 300 tonnes de matériaux et de précurseurs, répartis sur plus d’une centaine de sites potentiels – bases militaires, laboratoires et bureaux – que l’OIAC doit inspecter avec l’appui des nouvelles autorités syriennes.

Des mois de coopération avec les inspecteurs

Depuis la chute d’Assad, Damas affirme avoir facilité une trentaine de visites de l’OIAC sur des sites suspects et avoir transmis plus de 60 000 documents relatifs au programme chimique de l’ancien régime. Plusieurs personnes soupçonnées d’avoir participé à ce programme ont par ailleurs été arrêtées, selon les autorités syriennes.

Une force internationale de soutien, associant notamment les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Canada et la France, appuie ce travail d’identification et de démantèlement, dont le calendrier complet reste incertain compte tenu de l’ampleur du programme et de l’instabilité qui persiste dans certaines régions syriennes.

L’OIAC doit poursuivre ses inspections dans les prochains mois pour établir l’inventaire complet des stocks encore non localisés, un travail que M. Olabi a qualifié de nécessaire pour tourner la page d’un « programme secret » dont l’ampleur exacte reste, à ce stade, inconnue des nouvelles autorités.

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