Soudan : Guterres réclame des comptes aux pays qui arment les belligérants
António Guterres appelle à tenir responsables les pays qui fournissent des armes aux belligérants soudanais lorsque ces équipements servent à attaquer des civils.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé mercredi 16 septembre à tenir pour responsables les pays qui fournissent aux belligérants soudanais des armes utilisées pour attaquer des civils. À quelques jours de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale à New York, il a qualifié la situation humanitaire au Soudan de dévastatrice.
La guerre oppose depuis avril 2023 l’armée soudanaise, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan, aux Forces de soutien rapide de Mohamed Hamdan Dagalo. Le conflit a déplacé plus de 14 millions de personnes et provoqué l’une des plus graves crises humanitaires au monde.
Guterres a estimé que le conflit était alimenté par plusieurs pays extérieurs et qu’une responsabilité devait être établie lorsque les armes livrées sont utilisées massivement contre les civils. Il n’a pas désigné publiquement les États visés par cette déclaration.
En février, le secrétaire général avait déjà appelé à cesser les ingérences extérieures au Soudan. En juillet, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait lui aussi demandé l’arrêt des livraisons d’armes venant de l’extérieur et plaidé pour l’extension à tout le pays de l’embargo actuellement centré sur le Darfour.
Une mission d’établissement des faits de l’ONU a indiqué début septembre que des armes, des technologies militaires, des combattants et des réseaux logistiques étrangers contribuaient à prolonger la guerre. Selon ses conclusions citées par Reuters, ces soutiens ont notamment accru la capacité des parties à frapper à distance des zones civiles au moyen de drones.



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