Soudan : plus de 300 combattants des FSR rallient l’armée, HRW réclame des comptes

Le ralliement du groupe dirigé par Moussa Khamiseen le 19 août prolonge les défections au sein des paramilitaires, tandis que Human Rights Watch appelle à enquêter sur les anciens commandants soupçonnés de crimes graves.

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Plus de 300 combattants des Forces de soutien rapide (FSR) dirigés par Moussa Khamiseen ont rallié l’armée soudanaise le 19 août 2026, nouveau signe des défections qui touchent le mouvement paramilitaire alors que la question de la responsabilité de certains transfuges reste entière.

Ce ralliement s’inscrit dans une série de départs enregistrés depuis le printemps. Al-Nour Ahmed Adam, dit al-Qubba, avait rejoint l’armée en avril 2026. Ali Rizq Allah, dit al-Savana, avait annoncé le 16 mai à Khartoum qu’il quittait à son tour les FSR pour rallier les forces gouvernementales.

Le 10 juin 2026, Human Rights Watch a demandé que les commandants des FSR passés dans le camp de l’armée répondent des crimes graves qui leur sont reprochés. L’organisation a aussi indiqué avoir vérifié des vidéos montrant al-Savana et al-Qubba pendant le siège d’El-Fasher.

La mise en cause de ces transfuges porte notamment sur leur rôle présumé dans les violences commises au Darfour. Pour Human Rights Watch, leur ralliement à l’armée soudanaise ne doit pas faire obstacle à d’éventuelles poursuites si des preuves de crimes graves sont réunies.

L’armée soudanaise a annoncé le 20 août 2026 avoir achevé une première phase de régularisation administrative des déserteurs des FSR, en réponse aux appels à l’amnistie lancés par Abdel Fattah al-Burhan.

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