Soudan : les défections se succèdent au sein des FSR, Human Rights Watch réclame des poursuites
Le ralliement à la mi-août de Moussa Khamsine et d’environ 318 combattants à l’armée soudanaise prolonge une série de départs dans les Forces de soutien rapide. Human Rights Watch demande que les commandants accusés de crimes graves répondent aussi de leurs actes.

Le général Moussa Ali Ahmad, dit Moussa Khamsine, a rejoint à la mi-août 2026 l’armée soudanaise avec environ 318 combattants, quatre commandants et une cinquantaine de véhicules de combat, après un passage par Al-Dabba puis Omdourman, prolongeant une série de défections au sein des Forces de soutien rapide (FSR) en pleine guerre au Soudan.
Avant lui, Al-Nour Ahmed Adam, dit al-Nour al-Qubba, avait fait défection en avril, puis Ali Rizq Allah, dit al-Savana, avait annoncé sa rupture avec les FSR en mai avant de tenir à Khartoum un premier point de presse après son ralliement à l’armée. Le 17 juin, Faris al-Nur, membre du conseil présidentiel de Tasis et gouverneur de la région de Khartoum dans l’administration parallèle, a dit quitter toutes ses fonctions pour chercher de nouveaux espaces de paix et de dialogue.
Ces ralliements ravivent aussi la question de l’impunité. Human Rights Watch a demandé le 10 juin que les commandants des FSR passés dans le camp de l’armée répondent des crimes graves qui leur sont reprochés et a indiqué avoir vérifié la présence d’al-Savana et d’al-Nour al-Qubba pendant le siège d’El-Fasher.
Les défections n’ont pas interrompu les affrontements dans l’État du Nil Bleu. L’armée soudanaise a repris Kurmuk le 8 juillet après la prise de la ville par les FSR en mars. Les FSR ont ensuite affirmé avoir repris cette ville le 13 août, montrant que la ligne de front restait mouvante malgré les départs enregistrés depuis le printemps.
Dans ce contexte, Reuters et le Yale Humanitarian Research Lab ont décrit en 2026 autour d’Asosa, dans l’ouest de l’Éthiopie, des activités compatibles avec un soutien logistique et militaire aux FSR opérant vers le Nil Bleu. Le Yale Humanitarian Research Lab a encore constaté fin août des dégâts liés aux combats à Kurmuk et dans le secteur de Sali.


Commentaires