Soudan: les défections se multiplient au sein des FSR
Depuis avril 2026, plusieurs cadres militaires et politiques des Forces de soutien rapide ont quitté le mouvement, jusqu’au ralliement de Moussa Khamsin à l’armée en août. Ces départs s’accompagnent d’accusations sur la chaîne de commandement et d’un appel de Human Rights Watch à enquêter sur les commandants concernés.

Depuis le printemps 2026, une série de défections frappe les Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, dernier épisode en date avec le ralliement à l’armée d’une force conduite par Moussa Khamsin à la mi-août. Ces départs touchent à la fois des responsables militaires et des figures politiques du mouvement, sur fond de guerre toujours active.
La séquence a commencé en avril avec le départ d’Al-Nour al-Qubba, puis s’est poursuivie en mai avec celui d’Ali Rizqallah, dit al-Savana. En juin, Dhaifallah Adam et Faris al-Nour ont à leur tour quitté les FSR, avant la défection de Moussa Khamsin en août.
Le 17 juin, Faris al-Nour, présenté comme conseiller de Mohamed Hamdan Dagalo et membre du conseil présidentiel de Tasis, a annoncé sa démission de ses fonctions au sein des FSR et de cette alliance. Son départ a illustré l’élargissement des ruptures au-delà de la seule chaîne militaire.
Le 20 mai, Ali Rizqallah, dit al-Savana, a affirmé que Hemedti n’exerçait plus un contrôle effectif sur la conduite de la guerre. Il a également déclaré qu’environ 5 000 membres des FSR avaient quitté le mouvement avec lui.
Le 24 juin, Dhaifallah Adam, commandant adjoint du quatrième groupe de combat dans le Nil Bleu, a affirmé que des combattants des FSR avaient transité par le Tchad et l’Éthiopie avant l’attaque d’Al-Kurmuk.
Ces défections n’effacent pas les accusations visant certains transfuges. Le 10 juin, Human Rights Watch a demandé que les commandants des FSR passés dans les rangs de l’armée, notamment Ali Rizqallah, dit al-Savana, et Al-Nour al-Qubba, fassent l’objet d’enquêtes pour d’éventuels crimes liés aux violences au Darfour.


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