Soudan : plusieurs défections parmi les FSR, HRW réclame des poursuites
Depuis avril 2026, plusieurs figures des Forces de soutien rapide ont rejoint l’armée soudanaise. Human Rights Watch demande que les commandants soupçonnés de crimes graves répondent de leurs actes.

Depuis avril 2026, plusieurs figures des Forces de soutien rapide (FSR) ont fait défection pour rejoindre l’armée soudanaise, d’al-Nour al-Qubba au printemps à l’unité de Musa Khamiseen signalée en août à Omdourman. Cette séquence intervient alors que Human Rights Watch réclame des poursuites contre les commandants des FSR passés dans le camp adverse lorsqu’ils sont visés par des accusations de crimes graves.
Le 20 avril 2026, Abdel Fattah al-Burhan a accueilli publiquement al-Nour al-Qubba après sa défection. Human Rights Watch a ensuite indiqué, le 10 juin, avoir vérifié des vidéos confirmant la présence d’al-Nour al-Qubba et d’Ali Rizq Allah pendant le siège de 18 mois d’El-Fasher.
Le 20 mai, Ali Rizq Allah, dit al-Savana, a déclaré avoir quitté les FSR avec environ 5 000 hommes. Dans le même entretien, il a attribué à Hemedti des propos selon lesquels la guerre lui aurait échappé, une affirmation qui reste celle d’un transfuge.
Le mouvement a aussi touché la branche politique liée aux paramilitaires. Le 18 juin, Fares al-Nur a annoncé qu’il quittait toutes ses responsabilités au sein des FSR et de l’alliance Tasis.
Le 19 août 2026, selon Sudan Tribune, une unité de plus de 300 combattants menée par Musa Khamiseen a quitté les FSR pour rejoindre l’armée soudanaise à Omdourman, prolongeant la série de ralliements observée depuis le printemps.


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