Soudan : plus de 300 combattants quittent les FSR pour rejoindre l’armée
Le ralliement, le 19 août à Omdourman, d’une unité menée par Moussa Khamiseen s’inscrit dans une vague de défections militaires et politiques au sein des paramilitaires, tandis que Human Rights Watch réclame des poursuites contre les commandants soupçonnés de crimes graves.

Une unité de plus de 300 combattants des Forces de soutien rapide (FSR), dirigée par Moussa Khamiseen, a rejoint l’armée soudanaise à Omdourman le 19 août 2026, dernier épisode d’une série de défections qui touche les paramilitaires depuis le printemps alors que la guerre se poursuit sur plusieurs fronts au Soudan.
Cette vague de départs avait déjà été marquée par la défection d’Ali Rizq Allah, dit al-Savana, annoncée le 11 mai puis suivie de sa présence à Khartoum le 15 mai. Le 20 mai, Ali Rizq Allah a affirmé qu’environ 5 000 éléments des FSR avaient fait défection avec lui, un chiffre qui reste lié à sa seule déclaration publique.
Le mouvement a aussi atteint la branche politique liée aux FSR. Fares al-Nur a annoncé le 18 juin sa démission du conseil présidentiel de Tasis, le gouvernement parallèle formé par les paramilitaires, ainsi que son départ de son poste de gouverneur de Khartoum.
Le 10 juin, Human Rights Watch a demandé que les commandants des FSR passés dans le camp de l’armée répondent des crimes graves qui leur sont reprochés. L’organisation a également dit avoir vérifié des vidéos montrant la présence d’Ali Rizq Allah et d’al-Nour al-Qubba pendant le siège d’El-Fasher.
Ces départs n’ont toutefois pas mis fin aux combats. Le 13 août, les FSR ont affirmé avoir repris Kurmuk, dans l’État du Nil Bleu, après que l’armée soudanaise avait annoncé la reprise de cette ville le 8 juillet.


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