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Sénégal : le lutteur Bébé Diène déposé en prison, son combat contre Zarco annulé

Le lutteur B. D a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du deuxième cabinet près le tribunal de Pikine-Guédiawaye. Il est inculpé pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique, ainsi que fausse déclaration à l’état civil. Suite à son placement en détention, le combat du lutteur prévu ce dimanche 10 mai 2026 contre Zarco a été annulé. Cette décision met un terme temporaire à sa carrière dans l’arène, le contraignant à prendre congé des activités de lutte.

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Lutte senegalaise
Lutte senegalaise PH: DR
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Le lutteur est accusé d’avoir utilisé un faux acte de naissance sénégalais établi au nom de M.T dans le but d’obtenir des documents administratifs et de poursuivre sa carrière de lutteur. L’enquête menée par la Sûreté urbaine de Dakar a révélé l’existence d’un registre parallèle jugé irrégulier au centre d’état civil de Wakhinane-Nimzatt. Cette découverte a permis d’établir les présomptions de fraude documentaire qui ont conduit à l’arrestation et à l’inculpation du lutteur.

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar a démantelé le 4 mai 2026 un vaste réseau de fraude à l’état civil, interpellant onze personnes impliquées dans des faits de faux et usage de faux en écriture authentique, de détention de documents administratifs falsifiés et de substitution de parenté.

L’enquête a été ouverte suite à une saisine de la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF). Des vérifications ont permis de détecter des irrégularités liées à l’établissement d’un acte de naissance concernant un lutteur de renom, qui aurait utilisé un numéro d’acte déjà attribué à une autre personne au centre d’état civil de Wakhinane Nimzatt.

Système de fraude structuré

Les investigations menées sur place ont mis en évidence un système de fraude structuré au sein du centre d’état civil concerné. Les enquêteurs évoquent notamment l’utilisation de registres irréguliers, non cotés ni paraphés, ainsi que l’existence d’un registre parallèle destiné à régulariser illicitement certaines personnes.

Des anomalies dans la tenue des documents administratifs ont également été relevées, notamment des pages manquantes et des incohérences dans la numérotation. Avec l’autorisation du président du Tribunal d’instance de Guédiawaye, les policiers ont procédé à la saisie des registres incriminés pour les besoins de l’enquête.

Selon les premiers éléments de l’exploitation, plusieurs individus, en majorité étrangers, auraient obtenu indûment des documents officiels sur la base de ces faux actes. Les documents frauduleusement obtenus incluent des cartes nationales d’identité, des passeports, des certificats de nationalité et des permis de conduire.

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