Rwanda : des femmes dénoncent avoir été refoulées d’un concert à Kigali en raison de leur tenue
Au Rwanda, des femmes affirment avoir été refoulées d'un concert de Diamond Platnumz à Kigali pour leur tenue, relançant le débat sur le contrôle vestimentaire des femmes.

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Plusieurs jeunes femmes affirment avoir été empêchées d’entrer au concert du chanteur tanzanien Diamond Platnumz, samedi 29 août 2026 à la BK Arena de Kigali, en raison de tenues jugées trop dénudées par la sécurité. L’incident a relancé au Rwanda, depuis ce week-end, un débat public sur le contrôle des choix vestimentaires des femmes.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes rwandaises racontent avoir été refoulées ou sommées de se couvrir avant de pouvoir accéder à l’événement. « On leur a demandé à toutes les deux de se couvrir les épaules et le ventre », écrit l’une d’elles, photo à l’appui de deux jeunes femmes dont l’une a dissimulé ses bras sous un large foulard. Une autre internaute affirme que « la police menace de violences les femmes si elles ne rentrent pas se rhabiller ».
Cette controverse fait suite à un débat public lancé quelques semaines plus tôt, quand le porte-parole de la police rwandaise avait annoncé, en conférence de presse, que les autorités allaient renforcer la surveillance des bars et des réseaux sociaux contre les comportements publics jugés « indécents ».
Face à la polémique, la ministre d’État chargée de la Jeunesse et des Arts, Sandrine Umutoni, a réagi publiquement. Elle affirme que ce débat ne donne « le droit d’humilier, de menacer ou de maltraiter qui que ce soit en raison de sa tenue », tout en appelant la jeunesse à s’interroger sur la sexualisation des corps féminins dans la mode, précisant que « la modernité ne signifie pas forcément l’effacement des cultures ».
Un débat récurrent au Rwanda
La question du contrôle des tenues féminines dans les lieux publics n’est pas nouvelle au Rwanda. En 2022 déjà, l’arrestation d’une jeune femme lors d’un concert, pour une tenue jugée inappropriée par les autorités, avait suscité une vive polémique et conduit la police à revoir sa communication sur le sujet.
Depuis le week-end dernier, de nombreuses Rwandaises dénoncent sur les réseaux sociaux ce qu’elles perçoivent comme une pression accrue sur les choix vestimentaires des femmes dans les lieux de loisirs, tandis que d’autres voix appellent au contraire à davantage de retenue dans la tenue publique.


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