RDC : le gouvernement ordonne un contrôle généralisé des salles de fêtes après l’incendie meurtrier de Kinshasa
Après l'incendie qui a fait au moins 12 morts dans une salle de fêtes de Kinshasa, les autorités congolaises ordonnent le contrôle systématique de tous les établissements recevant du public et la fermeture immédiate de ceux jugés non conformes.

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En République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement a ordonné, samedi 6 septembre 2026, le contrôle systématique de toutes les salles de fêtes du pays, au lendemain d’un incendie meurtrier survenu dans la salle Panacée, à Kinshasa, dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre. Le bilan officiel provisoire fait état de 12 morts, dont sept femmes et cinq hommes, un chiffre revu depuis les premières estimations locales qui évoquaient jusqu’à 22 décès. Le vice-premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a annoncé une série de mesures pour éviter que ce type de drame ne se reproduise.
Le ministre de l’Intérieur a tout d’abord annoncé une première décision qui s’adresse à tous les gouverneurs. Ces derniers doivent procéder, sans délai, au contrôle systématique des salles de fêtes. Les vérifications concernent aussi les autres espaces aménagés pour accueillir des manifestations publiques ou des activités de loisirs.
Deuxième décision : la Direction générale de la protection civile et les services de sécurité doivent participer à ces contrôles. Et enfin troisième instruction : tout lieu qui ne répond pas aux normes doit être immédiatement fermé. Pour Kinshasa, un rapport d’exécution est attendu dans un délai de quinze jours.
L’incendie s’est déclaré dans la salle Panacée, située dans la commune de Lingwala, près du Musée national de la RDC, alors qu’une cérémonie de mariage s’y déroulait. Selon Norbert Mutshiga Zihindula, bourgmestre de Lingwala, un bilan plus lourd, de 22 morts, avait été avancé dès vendredi, avant que le gouvernement ne fasse état, le lendemain, d’un bilan officiel provisoire de 12 morts. Cinq personnes restent hospitalisées, tandis que 21 autres, dont l’état s’est stabilisé, sont sorties de l’hôpital, avec un contrôle médical prévu dans les quarante-huit heures.
En parallèle, l’enquête doit établir les circonstances et les causes de l’incendie, mais aussi les responsabilités éventuelles. Le gouvernement annonce également la poursuite de l’identification des corps, du suivi médical des blessés et de l’accompagnement des familles.
Renforcer les contrôles
Les autorités promettent de renforcer durablement la prévention et les contrôles dans tous les établissements ouverts au public sur le territoire national.
Au-delà du contrôle de ces salles de fêtes, se pose aussi la question des normes, de l’aménagement à l’intérieur et autour de ces salles, ainsi que la gestion des taxes et le rôle des pouvoirs publics. Joint par RFI, le professeur Gulain Amani, enseignant à l’Institut d’architecture et d’urbanisme de Kinshasa, appelle à tirer les leçons de ce drame : « Il est connu de tous que ceux qui veulent organiser ces activités doivent payer des sommes assez colossales et que l’autorité établie perçoit une taxe derrière toutes ces activités. Il appartient donc de s’assurer, en amont, que les salles ou les espaces mis à disposition de la population respectent ces règles. »



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