Parfum sur le cou, aucun lien direct établi avec les ganglions
Une rumeur en ligne affirme que vaporiser du parfum sur le cou endommagerait les ganglions. Les données disponibles pointent plutôt vers un autre risque, bien connu en dermatologie, celui des réactions cutanées aux fragrances.

Vaporiser son parfum sur le cou n’est pas associé à un dommage direct des ganglions lymphatiques, selon les spécialistes interrogés par le Daily Monitor en Ouganda. La prudence reste toutefois utile pour une autre raison, certaines fragrances peuvent irriter la peau ou déclencher une allergie de contact.
Le sujet a pris de l’ampleur à partir d’une affirmation diffusée en ligne selon laquelle le parfum appliqué sur le cou pourrait « atteindre » ou abîmer les ganglions. Le Dr Noleb Mugisha, spécialiste en oncologie préventive à l’Uganda Cancer Institute, et le dermatologue Kenneth Ocen indiquent qu’aucun lien scientifique direct n’est établi entre ce geste courant et une atteinte des ganglions.
Une réaction cutanée peut néanmoins provoquer, dans de rares cas, un gonflement temporaire de ganglions proches. Il s’agit alors d’une réponse du système immunitaire à l’irritation ou à l’allergie, et non d’un parfum qui aurait circulé depuis la peau jusque dans le système lymphatique.
La Food and Drug Administration américaine classe les fragrances parmi les allergènes fréquemment rencontrés dans les cosmétiques. Les réactions les plus courantes prennent la forme de rougeurs, démangeaisons, plaques ou dermatites de contact. L’American Academy of Dermatology rappelle que le cou fait partie des zones où ces réactions peuvent apparaître lorsqu’un produit parfumé touche directement la peau.
Une sensibilité peut aussi se déclarer après des mois ou des années d’utilisation sans problème. Si un parfum provoque à plusieurs reprises des démangeaisons, une sensation de brûlure, des plaques ou un gonflement local, mieux vaut arrêter de l’utiliser et demander un avis médical si les symptômes persistent. Un dermatologue peut recourir à des tests épicutanés pour identifier l’allergène en cause.
Pour les peaux réactives, la mention « sans parfum » est plus utile que « non parfumé ». La FDA et les dermatologues américains soulignent qu’un produit présenté comme non parfumé peut encore contenir des substances odorantes destinées à masquer une autre odeur.



Commentaires