Maroc : La Bourse de Casablanca s’impose au deuxième rang des places financières africaines
Portée par une capitalisation record et un engouement massif des particuliers, la place casablancaise consolide son envergure continentale en dépit des soubresauts géopolitiques récents.

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La Bourse de Casablanca a franchi le cap historique des 100 milliards de dollars, soit plus de 1 000 milliards de dirhams de capitalisation boursière, le 18 juillet 2025. Cette valorisation sans précédent consacre une période d’expansion soutenue et confirme la montée en puissance de la place financière marocaine sur l’échiquier économique régional.
Cette performance remarquable positionne désormais Casablanca au deuxième rang des places financières africaines en matière de capitalisation boursière, juste derrière la bourse sud-africaine de Johannesburg, leader historique du continent. Le marché marocain renforce ainsi son attractivité auprès des gestionnaires d’actifs et confirme son rôle de hub pour les capitaux internationaux.
L’un des moteurs de ce dynamisme réside dans la présence accrue de l’actionnariat individuel. Les investisseurs particuliers et les petits porteurs représentent désormais environ 30 % du total des transactions conclues sur la place casablancaise, marquant un élargissement sensible de la base des souscripteurs aux côtés des habituels investisseurs institutionnels et des banques d’affaires.
La place financière traverse toutefois un mouvement de temporisation. Après deux années consécutives de forte hausse, l’indice MASI est entré dans une phase de consolidation en 2026, affichant un recul d’environ 5 %. Cette correction boursière est directement attribuée aux répercussions et aux incertitudes provoquées par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Des perspectives solides soutenues par les projets de 2030
L’attractivité du marché boursier marocain demeure néanmoins stimulée par des perspectives économiques favorables à moyen terme. Le Royaume s’appuie sur une prévision de croissance du PIB proche de 5 % pour l’année 2026, dopée par l’accélération des vastes chantiers d’infrastructures publiques et sportives engagés dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2030.



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