Mali : Moussa Mara appelle à l’unité nationale après sa libération
L’ancien Premier ministre malien Moussa Mara a été libéré samedi 1er août après avoir purgé une peine d’un an de prison. Il avait été incarcéré pour avoir exprimé sur les réseaux sociaux son soutien à plusieurs responsables politiques maliens détenus.

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Sa libération a été plutôt bien accueillie à Bamako. Des proches, des responsables politiques et des militants se sont rendus au domicile familial de Moussa Mara, en commune 4, pour lui témoigner leur solidarité.
Dimanche, l’ancien chef du gouvernement s’est exprimé dans une vidéo publiée sur sa page Facebook. Assis dans son salon, devant une bibliothèque et le drapeau malien, il a appelé ses compatriotes à privilégier l’unité nationale et la réconciliation.
« Je prie le Seigneur de nous accorder plus d’humanité, plus d’empathie les uns envers les autres, pour que nous ayons une vraie unité et que nous ayons une vraie réconciliation », a-t-il déclaré. Il a également ajouté « Je pardonne et pardonnez-moi » dans cette première prise de parole publique depuis sa sortie de prison.
Un message en faveur de l’apaisement
Moussa Mara a aussi évoqué la situation de son avocat, Me Mountaga Tall, un homme politique malien porté disparu. Ce dernier a été enlevé dans la nuit du 2 au 3 mai à son domicile par des hommes cagoulés et armés, selon ses proches.
Le Comité des disparitions forcées des Nations unies a demandé aux autorités maliennes de localiser et de protéger Me Mountaga Tall. Depuis son enlèvement, sa famille et ses soutiens restent sans nouvelles de lui.
L’ancien Premier ministre n’a pas évoqué publiquement ses intentions politiques après sa libération. Ses partisans n’ont pas davantage annoncé de projet concernant son avenir dans un contexte marqué par la restriction de l’activité politique.
La junte au pouvoir au Mali a prononcé, le 13 mai 2025, la dissolution de tous les partis politiques et des organisations à caractère politique. Cette décision a profondément réduit l’espace politique dans le pays, où les autorités militaires ont repoussé à plusieurs reprises la perspective d’un retour à un régime civil.


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