Libye : deux champs arrêtés, la NOC menace la force majeure
La fermeture d’une vanne sur l’oléoduc Hamada-Zawiya a interrompu les opérations à Hamada et Tahara. Le mouvement de la garde des installations pétrolières pourrait s’étendre à d’autres sites.

La compagnie pétrolière publique libyenne NOC a suspendu mardi 15 septembre les opérations aux champs de Hamada et Tahara ainsi qu’à une station de pompage, après la fermeture d’une vanne sur l’oléoduc principal Hamada-Zawiya par des membres de la Petroleum Facilities Guard.
La NOC avertit qu’elle pourrait déclarer la force majeure si la perturbation se prolonge ou s’étend. La garde chargée de la protection des installations pétrolières réclame que sa gestion financière et administrative passe sous le contrôle de la NOC plutôt que du ministère de la Défense.
Selon Reuters, des membres du PFG ont aussi menacé d’arrêter les champs de Wafa, Al-Khamsa et El Feel si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans un délai d’une semaine. Une déclaration de force majeure permettrait à la NOC de suspendre certaines obligations contractuelles lorsque les livraisons ne peuvent plus être assurées.
L’enjeu est majeur pour la Libye, dont les recettes publiques restent très dépendantes des hydrocarbures et dont les installations pétrolières ont déjà subi plusieurs interruptions cette année. Le mouvement avait pris de l’ampleur dimanche à la raffinerie de Zawiya, où des membres de la même garde avaient bloqué l’entrée principale pour protester contre leurs conditions financières et administratives.
La société de raffinage de Zawiya avait alors indiqué que le travail se poursuivait, avec un accès temporaire par une entrée secondaire. Le nouvel arrêt touche désormais directement la chaîne d’acheminement du brut entre l’intérieur du pays et Zawiya.
La NOC décrit l’oléoduc Hamada-Zawiya comme une infrastructure vitale de 387 kilomètres et de 18 pouces de diamètre pour le transport du pétrole vers les installations de stockage et de raffinage.



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