Soudan du Sud : les combattants Agwelek appelés à intégrer l’armée nationale
L’armée sud-soudanaise a ordonné aux forces Agwelek de rejoindre des zones de regroupement dès le 15 septembre pour être contrôlées puis intégrées aux forces nationales, une étape prévue par l’accord conclu avec le groupe en 2022.

L’armée sud-soudanaise a ordonné aux combattants Agwelek présents à Juba de rejoindre dès ce mardi 15 septembre la zone de regroupement de Terekeka, dans l’État d’Équatoria-Central, pour être contrôlés puis intégrés aux forces nationales. La directive ouvre une nouvelle phase opérationnelle de l’accord conclu en 2022 entre le gouvernement et ce groupe armé.
L’ordre, annoncé lundi par le porte-parole des Forces de défense du peuple du Soudan du Sud, le général de division Lul Ruai Koang, concerne aussi les unités Agwelek déployées dans le Greater Tonj, dans l’État de Warrap, ainsi qu’à Nyakeen, dans le comté de Twic East, au Jonglei. Ces combattants doivent rester en attente de l’arrivée d’un comité de contrôle et d’intégration envoyé par le quartier général de l’armée à Bilpam.
La directive s’applique aux forces placées sous le commandement du lieutenant-général Johnson Olony Thabo, aujourd’hui chef adjoint des forces de défense chargé du désarmement et de la mobilisation. L’armée n’a pas précisé combien de combattants sont concernés ni fixé de calendrier pour l’achèvement du processus.
Les Agwelek ont été alliés au Mouvement populaire de libération du Soudan dans l’opposition avant de conclure un accord avec le gouvernement en 2022. Cet accord prévoyait notamment un cessez-le-feu permanent et l’intégration de leurs combattants dans les forces régulières.
Pour les unités basées à Juba, le regroupement commence à Terekeka ce 15 septembre. Celles déployées à Warrap et dans le Jonglei doivent, elles, attendre sur place le passage du comité de contrôle et d’intégration de l’état-major.



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