Liban : huit membres du Hezbollah tués dans les frappes israéliennes de vendredi

Des frappes aériennes menées par l’armée israélienne dans l’est du Liban ont coûté la vie à plusieurs membres du Hezbollah dans la soirée du vendredi 20 février 2026, a rapporté samedi la direction du mouvement et les autorités sanitaires libanaises. Selon ces bilans, huit combattants affiliés au groupe chiite ont été tués, tandis que le ministère de la Santé a décrit un bilan global faisant état de dix morts et d’une vingtaine de blessés.

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Smoke rises following Israeli missile strikes on Gaza City, Thursday, May 13, 2021. The four-day burst of violence has pushed Israel into uncharted territory — dealing with the most intense fighting it has ever had with Hamas while simultaneously coping with the worst Jewish-Arab violence inside Israel in decades. (AP Photo/Khalil Hamra)
Smoke rises following Israeli missile strikes on Gaza City, Thursday, May 13, 2021. The four-day burst of violence has pushed Israel into uncharted territory — dealing with the most intense fighting it has ever had with Hamas while simultaneously coping with the worst Jewish-Arab violence inside Israel in decades. (AP Photo/Khalil Hamra)
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Les bombardements ont visé des localités proches de Rayak, dans la plaine de la Békaa, et ont gravement endommagé un immeuble de trois étages dont l’étage supérieur a été détruit, ont constaté des journalistes sur place. Des hôpitaux de la région ont reçu des corps et des blessés, parmi lesquels figurent des ressortissants non libanais, a précisé la direction d’un établissement local.

Parmi les personnes tuées, des responsables du Hezbollah ont identifié plusieurs cadres locaux, citant notamment Ali al-Moussawi, Mohammed al-Moussawi et Hussein Yaghi. Les autorités du mouvement ont présenté ces pertes comme le résultat d’un raid ciblé contre des membres de leurs structures opérationnelles.

De son côté, l’armée israélienne a déclaré avoir frappé des éléments qu’elle a qualifiés de composantes du « bataillon missiles » du Hezbollah, opérant depuis plusieurs centres de commandement dans la zone de Baalbek et préparant selon elle des attaques contre Israël. L’état-major a montré ces frappes comme visant à empêcher une accélération des capacités militaires du groupe.

Contexte et répercussions

Ces frappes interviennent dans un climat de tensions prolongées entre Israël et le Hezbollah depuis l’offensive du 7 octobre 2023 et les hostilités qui ont culminé en une confrontation plus large en septembre 2024. Un cessez-le-feu négocié sous médiation américaine fin 2024 avait ralenti mais pas éliminé les échanges, et les raids aériens israéliens contre des cibles jugées liées au Hezbollah se sont poursuivis par intermittence.

À Beyrouth, des responsables politiques ont condamné les frappes et certains représentants du Hezbollah ont appelé les autorités libanaises à durcir leur posture vis‑à‑vis des mécanismes internationaux de surveillance du cessez‑le‑feu, évoquant la tenue prochaine de réunions bilatérales et multilatérales sur la stabilisation de la frontière. Ces réactions traduisent la crainte d’une nouvelle spirale de représailles après des épisodes de violence récents.

Le ministère libanais de la Santé a détaillé un bilan humain incluant des enfants parmi les blessés et a mentionné la présence de victimes étrangères parmi les décès, tandis que des images et témoignages recueillis sur place montrent d’importants dégâts matériels dans les villages touchés. L’incident alimente les inquiétudes quant à une possible intensification des frappes le long de la frontière et aux risques d’une propagation régionale du conflit.

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