Diamants: l’Inde et la Chine accentuent la pression sur les producteurs africains
Les diamants de laboratoire produits en Inde et en Chine pèsent sur les prix du brut naturel, tandis que le Botswana reste un point d'appui majeur pour les producteurs africains.


De Beers a indiqué le 30 juillet que les diamants naturels de plus faible valeur restaient sous pression face aux diamants synthétiques, avec un prix moyen réalisé en baisse de 32 % à 105 dollars par carat au premier semestre 2026. Dans le même temps, JCK, citant des données du Gem & Jewellery Export Promotion Council, a rapporté que les exportations indiennes de diamants de laboratoire avaient dépassé celles des diamants naturels en volume en mars puis en avril 2026.
Le South China Morning Post a rapporté, en citant le président du Shanghai Diamond Exchange, que plus de 60 % des diamants synthétiques étaient produits en Chine et que les exportations de diamants de laboratoire via cette place avaient atteint 1,41 milliard de yuans au premier semestre 2026, en hausse de 65,3 % sur un an. Le GJEPC a de son côté indiqué que la valeur des exportations indiennes de diamants polis de laboratoire avait reculé de 10,55 % à 1,13 milliard de dollars sur l’exercice 2025-2026, malgré des volumes en hausse.
Au Botswana, Lucara Diamond a annoncé le 7 août que ses revenus trimestriels incluaient la vente de Motswedi, un diamant récupéré en août 2024 dans la mine de Karowe. Le GIA a décrit cette pierre de 2 488,32 carats comme le deuxième plus grand diamant jamais récupéré dans le monde.
Selon les résultats semestriels de De Beers, la production du Botswana a atteint 10,3 millions de carats au premier semestre 2026, contre 7,2 millions un an plus tôt.


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