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« Détenus politiques » au Bénin : Patrice Talon accordera-t-il une grâce avant son départ ?

À quelques jours de la fin du mandat de Patrice Talon, la question d’une éventuelle grâce présidentielle en faveur de certaines personnalités politiques détenues refait surface dans le débat public. Interrogé ce mercredi 20 mai 2026, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a rejeté la notion de « prisonniers politiques » tout en laissant planer une incertitude sur une possible évolution du dossier.

POLITIQUE
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Le président de la République du Bénin, Patrice Talon
Le président de la République du Bénin, Patrice TalonPH: Présidence Bénin
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Le débat autour d’une éventuelle grâce présidentielle avant le départ du président Patrice Talon revient avec insistance dans l’actualité politique béninoise. À quelques jours de la transition présidentielle prévue le 24 mai 2026, plusieurs voix continuent d’appeler à un geste d’apaisement en faveur de certaines personnalités politiques détenues ou contraintes à l’exil.

Ce mercredi 20 mai 2026, le gouvernement béninois s’est de nouveau exprimé sur le sujet à travers son porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji. Lors d’une conférence de presse, le Secrétaire général adjoint du gouvernement a d’abord contesté l’expression de « prisonniers politiques » souvent utilisée dans le débat public. « Il y a des acteurs politiques qui sont en prison pour diverses infractions et cela ne fait pas d’eux des prisonniers politiques », a t-il clarifié.

Sans confirmer ni exclure la possibilité d’une grâce présidentielle, Wilfried Léandre Houngbédji a laissé entendre que la situation pourrait encore évoluer. « En 96 heures, beaucoup de choses peuvent se passer, y compris les choses que vous n’espérez pas. Et peut-être aussi que les choses que vous espérez ne peuvent pas advenir », a-t-il affirmé.

Patrice Talon avait déjà dit “non”

Pourtant, le président béninois avait déjà clairement affiché sa position sur la question dans un entretien accordé à Jeune Afrique. Le chef de l’État avait expliqué qu’il ne comptait pas user de son droit de grâce avant son départ du pouvoir. Selon lui, une telle décision pourrait être perçue comme une forme de privilège accordé aux acteurs politiques condamnés. « Si je le faisais, cela reviendrait à confirmer que les péchés commis sous le couvert de la politique sont plus pardonnables que les autres, et ce serait injuste », avait déclaré Patrice Talon.

Si Patrice Talon reste ferme, le président élu Romuald Wadagni semble adopter une approche plus prudente sur le sujet. Interrogé lui aussi par Jeune Afrique sur la situation des personnalités politiques détenues ou en exil, il a reconnu l’existence du débat. « Le sujet que vous évoquez existe, je ne l’ignore pas. Mais il sera traité en temps voulu, avec responsabilité », a déclaré Romuald Wadagni.

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