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Le gouvernement justifie la clôture du projet Bénin-Taxi

Le gouvernement béninois a expliqué ce mercredi 20 mai 2026 les raisons de la clôture officielle du projet Bénin Taxi. Face aux interrogations suscitées par cette décision, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a assuré qu’il ne s’agit pas d’un échec, mais de la fin normale d’un programme conçu pour stimuler le secteur du transport urbain.

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Projet Bénin Taxi
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Actée en Conseil des ministres, la clôture du projet Bénin Taxi continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique béninoise. Ce mercredi 20 mai 2026, le gouvernement est revenu sur cette décision à travers une intervention de son porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji, lors d’une conférence de presse à Cotonou.

Le Secrétaire général adjoint du gouvernement a expliqué que la fermeture officielle du programme ne traduit ni une faillite ni un abandon précipité du projet. « En annonçant la mise en place de ce projet il y a une dizaine d’années, c’était dans la perspective du développement touristique, mais aussi pour créer un effet d’entraînement », a-t-il déclaré.

Lancé en 2017 dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (PAG), Bénin-Taxi visait à améliorer les conditions de transport urbain dans plusieurs grandes villes du pays. Au démarrage du programme, une flotte de 300 véhicules neufs avait été déployée notamment à Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo et Ouidah.

Le projet ambitionnait également d’introduire de nouvelles normes dans le secteur du transport public, avec des chauffeurs formés et un accent mis sur la sécurité, la ponctualité et la qualité du service.

Selon Wilfried Léandre Houngbédji, l’État béninois n’avait pas vocation à demeurer durablement un acteur direct du transport urbain. « Le gouvernement voulait donner l’exemple », a-t-il affirmé, expliquant que le projet devait surtout encourager l’émergence d’initiatives privées dans ce secteur.

Le porte-parole du gouvernement estime d’ailleurs que cette dynamique a porté ses fruits avec l’arrivée progressive de nouvelles compagnies et plateformes de transport dans le pays. « Aujourd’hui, dans notre pays, vous en avez au moins deux ou trois qui sont compétitives par ailleurs », a-t-il souligné.

« Ce n’est pas la vocation de l’État de faire commerce »

Dans sa prise de parole, Wilfried Léandre Houngbédji a également insisté sur le rôle limité de l’État dans ce type d’activité économique. « Ça n’est pas la vocation de l’État de faire commerce », a déclaré le porte-parole du gouvernement. Il a toutefois précisé que les conducteurs impliqués dans le projet travaillaient dans le cadre de contrats conclus avec l’État et qu’ils étaient considérés comme des artisans.

Pour le gouvernement, la clôture du programme correspond donc à l’aboutissement logique d’une expérience pilote. « C’est une clôture normale qui n’appelle aucune réflexion dans le sens de “c’est parce qu’il y aurait eu faillite que le projet a été clôturé”, loin de là », a insisté l’ancien journaliste.

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