Delphine Jubillar : ossements découverts près du domicile d’un candidat de L’Amour est dans le pré
Des ossements de Delphine Jubillar ont été découverts près d’un champ à Mailhoc après les aveux de son compagnon, Cédric Jubillar, qui, en juillet, a adressé une lettre à ses avocats et a indiqué aux enquêteurs l’endroit où il aurait entreposé le corps. Cette révélation, six ans après la disparition de l’infirmière en décembre 2020, a profondément marqué les habitants de la commune voisine et relance le dossier judiciaire alors que le procès de Cédric Jubillar est programmé à la cour d’assises du Tarn à partir du 22 septembre 2025.
SOMMAIRE

Infirmière en clinique à Albi, Delphine Jubillar (née Delphine Aussaguel le 15 novembre 1987 à Gaillac, Tarn) était mariée depuis 2013 et mère de deux enfants. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, elle a disparu. Selon les éléments rendus publics, elle aurait quitté le domicile familial vêtu d’une doudoune blanche et emportant son téléphone, sans que l’on sache ce qui s’est passé ensuite.
Après des mois d’enquête marqués par des fouilles et des analyses — téléphone, lave-linge et différents prélèvements — Cédric Jubillar avait été mis en examen pour homicide volontaire avec aggravation en juin 2021. Malgré ces investigations, aucune trace matérielle susceptible d’établir définitivement les circonstances n’avait été retrouvée jusqu’aux indications fournies par l’intéressé cet été, suivies de la découverte de restes osseux sur un site agricole à Mailhoc.
Un agriculteur local, ancien candidat de L’amour est dans le pré, sous le choc
À quelques centaines de mètres du lieu où ont été retrouvés des ossements se trouve l’exploitation de Jean‑Louis, agriculteur à Saint‑Sernin‑les‑Mailhoc et ancien candidat de la saison 20 de L’amour est dans le pré. Il a participé aux premières recherches en 2020 et a expliqué à La Dépêche du Midi avoir été profondément bouleversé par l’annonce de la découverte.
Jean‑Louis dit avoir été « épouvanté » d’apprendre que le corps aurait été enfoui dans du fumier à Mailhoc. Il a souligné, selon ses propres mots, l’impact symbolique et la dimension choquante d’un enterrrement dans du « fumier », mais aussi la proximité géographique qui l’a personnellement inquiétée : il a craint que cela n’ait pu se produire dans l’un de ses champs.
L’agriculteur a expliqué pourquoi, à ses yeux, l’acte semblait prémédité : « À 99 %, c’était prémédité. Nous, agriculteurs ou gens du terroir, savons que le fumier accélère la décomposition et que, par ce biais-là, on ne retrouve pratiquement rien. » Il a rappelé que l’épandage et les équipements agricoles réduisent fortement les chances de retrouver des éléments osseux intacts.
Sur la découverte matérielle, Jean‑Louis a précisé que seuls deux ossements avaient été retrouvés et a exprimé son scepticisme quant à la possibilité de retrouver d’autres restes, évoquant son expérience professionnelle d’épandage : « J’ai épandu des centaines de fois… les chances de retrouver quelque chose qui est passé dans ces machines, surtout des os, sont proches de zéro. »
Les aveux de Cédric Jubillar et la localisation fournie aux enquêteurs ont conduit aux constatations sur le terrain et à la récupération de restes osseux qui, d’après les premières informations rendues publiques, permettent aux proches de Delphine d’espérer entamer un processus de deuil.


Commentaires