David et Jonathan évoquent leurs finances 40 ans après leur succès
Quarante ans après avoir placé leur tube « Est-ce que tu viens pour les vacances ? »Buzz TV

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à l’occasion de la tournée RFM Party 80, les deux artistes ont livré un récit franc de leur entrée brutale dans la célébrité, des conséquences matérielles et psychologiques de ce succès immédiat, et des choix financiers pris à cette époque. Leur témoignage éclaire la réalité d’une exposition médiatique intense dans un paysage télévisuel alors concentré sur quatre chaînes.
Les souvenirs évoqués mêlent étonnement et lucidité : l’argent arrivé « du jour au lendemain », la reconnaissance systématique dans la rue et la difficulté, pour deux adolescents, à appréhender ces bouleversements. Les deux chanteurs disent avoir été submergés par la notoriété et les revenus, sans préparation ni repères suffisants pour gérer cette nouvelle réalité.
De la passion adolescente à la gestion d’une célébrité précoce
David revient sur leur motivation première : une passion pour la musique. « On vivait passionnément. Passionnément parce qu’on ne faisait pas les choses pour faire des choses. On vivait notre passion », confie-t-il, rappelant que le succès n’était pas un objectif planifié mais l’aboutissement d’un engagement personnel.
Jonathan décrit quant à lui la célérité du phénomène : « Ça a été un raz-de-marée. L’argent, la notoriété du jour au lendemain, ce n’était pas du tout évident à gérer parce qu’aucun enfant n’est préparé. On n’avait que 18 ans à l’époque… Aucun ado n’est préparé à gagner pas mal de sous, à devenir célèbre ». Il souligne également que l’impact médiatique était renforcé par la faible offre télévisuelle de l’époque — « il n’y avait que quatre chaînes de télévision, donc on nous voyait partout » — ce qui amplifiait le phénomène de reconnaissance publique.
Le duo admet avoir connu des excès de dépenses. Jonathan reconnaît : « On a vrillé, parce qu’on pensait qu’on allait gagner ça toute notre vie déjà. Ce qui est un gros problème. On ne se pose pas la question de se dire que ça va s’arrêter ». Les achats impulsifs et l’absence de perspective à long terme ont marqué cette période durant laquelle la gestion financière n’était pas une priorité.
Pour autant, Jonathan relate une décision financière qu’il juge salvatrice : l’achat immédiat d’un appartement. « Par contre, j’ai directement acheté un appartement et heureusement que je l’ai fait parce que sinon je pense que je n’aurais plus rien ! », confie-t-il en souriant. Ce choix lui a permis de conserver une part de sécurité patrimoniale alors que d’autres artistes de la même génération ont vu leur situation compromise à la fin de leur période de gloire.



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