Daniel Balavoine : pourquoi il cherchait une maison à Londres
Daniel Balavoine, né le 5 février 1952 à Alençon et décédé dans un accident d’hélicoptère le 14 janvier 1986 à Dakar, aurait eu 74 ans ce 5 février 2026. Artiste engagé et créateur de tubes tels que « Mon fils ma bataille », il était, au moment de sa disparition, en pleine activité artistique et nourrissait un projet de relocalisation à Londres, où il cherchait une maison pour s’installer.

SOMMAIRE
Né en Normandie, Daniel Balavoine passe son enfance et son adolescence entre la région normande et le Sud-Ouest — des étapes à Bordeaux, Biarritz et Pau qui, selon les éléments biographiques disponibles, ont contribué à façonner son imaginaire musical. Dans les années 1970, il monte à Paris pour tenter sa chance : studios, rencontres, projets divers. Progressivement, il s’impose comme une voix singulière de la chanson française.
Installé à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, Balavoine transforme sa maison en véritable lieu de création. Rue Félix, il aménage un studio personnel qui lui permet de travailler à son rythme et d’expérimenter des sonorités nouvelles. C’est dans cet environnement domestique et technique que naîtront plusieurs titres marquants, dont « Sauver l’amour » et « Dieu que c’est beau ». À cette période, sa notoriété dépasse le strict cadre musical : ses interventions médiatiques, notamment une émission télévisée avec François Mitterrand, et ses prises de position sur la jeunesse, la misère et l’Afrique font de lui une figure écoutée et discutée.
Un projet londonien en gestation
Au milieu des années 1980, Londres occupe une place particulière dans le paysage musical international : pop, new wave, innovations technologiques et studios de pointe y attirent artistes et producteurs. Daniel Balavoine manifeste un intérêt marqué pour cette scène et la technologie de production qui s’y développe. Selon les sources disponibles, il envisage alors de s’ouvrir à un public anglophone, d’enregistrer en anglais et de travailler avec des musiciens et producteurs anglo-saxons.
Cette ambition artistique s’accompagne d’un désir de changement personnel. S’installer à Londres représente pour Balavoine la possibilité de quitter une partie de l’exposition médiatique française et de repartir sur de nouveaux repères. Les informations rapportent qu’il ne cherchait pas seulement un pied-à-terre : il prospectait une maison, signe d’un projet d’installation durable plutôt que d’un simple séjour ponctuel en studio.
La dimension internationale de son projet se nourrit aussi d’une curiosité pour les formes visuelles et techniques de la musique contemporaine : clips, mise en scène, production audiovisuelle. L’intérêt pour les studios londoniens, réputés pour leur avance technologique, s’inscrit dans la volonté de Balavoine de faire évoluer son univers sonore et visuel, en s’inspirant des pratiques développées au Royaume-Uni.
La disparition du chanteur le 14 janvier 1986 met fin à ces démarches en cours. À 33 ans, malgré une carrière déjà marquée par des succès et une place singulière dans la chanson française, Daniel Balavoine préparait un projet de déménagement à Londres et cherchait une maison où établir une nouvelle base de travail.

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