CRIET: de lourdes peines prononcées lors d’une audience foraine à Parakou contre les violences sexuelles et le harcèlement
La chambre des infractions commises à raison du sexe des personnes de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a fait preuve d’une fermeté exemplaire lors de sa session foraine tenue à Parakou.

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Sur les cinq dossiers inscrits au rôle de cette audience spéciale, la juridiction a prononcé quatre lourdes condamnations à de la prison ferme, confirmant l’application d’une politique de tolérance zéro face aux abus sur mineures et au harcèlement en milieu scolaire. Des personnes poursuivies, une seule a bénéficié d’une relaxe au bénéfice du doute, faute de preuves suffisantes.
Jusqu’à dix ans de prison ferme pour les violences sur mineures
Les dossiers d’atteintes sexuelles sur des enfants de moins de treize ans ont été réprimés avec la plus grande rigueur par les magistrats. Deux des accusés ont écopé d’une peine de dix ans d’emprisonnement ferme. Un troisième mis en cause a été condamné à sept ans de réclusion, dont cinq ans ferme, assortis d’une amende d’un million de francs CFA.
L’affaire la plus retentissante de cette session implique Y.K., un sexagénaire résidant à Bouca Centre, dans la commune de Kalalé. En avril 2026, cet homme a abusé à plusieurs reprises d’une fillette de 11 ans, des actes révélés tardivement par les parents après la découverte d’un traumatisme physique chez l’enfant.
À la barre, le prévenu est passé aux aveux, exprimant des regrets et implorant la clémence de la Cour. Malgré l’intervention de la sœur aînée de la victime, qui a refusé de se constituer partie civile et a plaidé pour sa libération, le ministère public a exigé une sanction exemplaire. En parfaite adéquation avec ces réquisitions, la chambre a condamné Y.K. à dix ans de prison ferme et à un million de francs CFA d’amende.
Le harcèlement en milieu scolaire lourdement sanctionné
La Cour a également envoyé un signal fort au corps enseignant en se penchant sur le cinquième dossier de l’audience. Un instituteur, poursuivi pour des faits de harcèlement sexuel sur son apprenante, a été reconnu coupable par la chambre spécialisée.
Il a été condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement, dont quatre ans ferme, et au paiement d’une amende de 500 000 francs CFA. Par ce verdict, la CRIET réaffirme sa détermination à assainir l’environnement scolaire et à protéger les élèves contre toute forme d’abus d’autorité à caractère sexuel.



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