CEDEAO : le Nigeria réaffirme son soutien à la brigade antiterroriste régionale
Le Nigeria a renouvelé son appui à la Force en attente de la CEDEAO et à la mise en place de sa brigade antiterroriste, lors d’une rencontre à Abuja entre les états-majors régional et nigérian.

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Le Nigeria a réaffirmé son soutien à la Force en attente de la CEDEAO et à la mise en place de sa brigade antiterroriste régionale, lors d’une rencontre tenue le 3 septembre 2026 à Abuja entre le chef d’état-major de la défense nigériane, le général Olufemi Oluyede, et le chef d’état-major de la force régionale, le général de brigade Sheikh Sulaiman Massaquoi. La CEDEAO a rendu compte de cette réunion mardi 8 septembre.
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Sheikh Sulaiman Massaquoi a demandé aux forces armées nigérianes de maintenir leur appui afin d’accélérer les capacités de réaction de la Force en attente et de faire avancer l’établissement puis l’opérationnalisation de la brigade antiterroriste. Le général Oluyede a, en réponse, renouvelé l’engagement du Nigeria en faveur de la force régionale et des autres initiatives de paix et de sécurité en Afrique de l’Ouest.
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Selon la CEDEAO et Voice of Nigeria, l’armée nigériane a également promis de mettre à la disposition de la Force en attente un bus de 18 places pour renforcer ses moyens administratifs, logistiques et opérationnels. Cette annonce accompagne la relance d’un dispositif régional discuté depuis plusieurs années face à l’extension des menaces armées dans la sous-région.
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La brigade antiterroriste doit constituer le noyau opérationnel de la Force en attente de la CEDEAO. L’Institut d’études de sécurité (ISS) indiquait en mars que les chefs d’état-major ouest-africains avaient retenu une formation de 1 650 militaires. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, le Nigeria et le Sénégal avaient alors confirmé leur intention de fournir des contingents.
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Une force pensée pour un déploiement rapide
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Le schéma retenu prévoit que les unités restent stationnées dans leurs pays respectifs tout en étant préparées à un déploiement rapide en cas de besoin. La brigade s’inscrit dans l’architecture de la Force en attente de la CEDEAO, elle-même liée au dispositif continental de paix et de sécurité de l’Union africaine.
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Le financement demeure l’un des principaux paramètres du projet. Lors des travaux ministériels consacrés aux modalités financières, la CEDEAO avait évalué à environ 481,5 millions de dollars le coût de la première année pour une option progressive à 1 650 hommes, contre 2,61 milliards de dollars pour une brigade de 5 000 personnels.
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La réunion d’Abuja n’a pas annoncé de nouveau budget ni de date précise de déploiement. Elle confirme en revanche que l’état-major régional cherche à consolider les soutiens militaires et logistiques nécessaires à l’entrée en service effective du dispositif.
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La délégation conduite par Sheikh Sulaiman Massaquoi comprenait des officiers du quartier général de la Force en attente ainsi que de la Division des opérations de soutien à la paix du Département des affaires politiques, de la paix et de la sécurité de la Commission de la CEDEAO.



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