France : la tour Eiffel rouvre après une grève contre la mise à l’écart de salariées
La tour Eiffel a rouvert mardi 8 septembre après une journée de grève provoquée par les conditions d’accueil d’une délégation hindoue. La Ville de Paris a lancé deux enquêtes sur la mise à l’écart présumée de salariées.

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La tour Eiffel a rouvert ses portes mardi 8 septembre à Paris, au lendemain d’une journée de grève déclenchée par des salariés pour protester contre les conditions d’accueil d’une délégation religieuse hindoue. Le mouvement faisait suite à la mise à l’écart présumée de plusieurs femmes du personnel lors d’une visite organisée samedi.
Selon des représentants syndicaux cités par Reuters et l’Associated Press, des salariées auraient été invitées à quitter certains postes ou à ne pas entrer en contact avec une délégation d’environ 100 personnes liée à l’organisation Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha (BAPS). Des hommes auraient alors pris leur place à certains postes.
La contestation a conduit à la fermeture du monument lundi, le personnel réclamant des explications à la direction et des garanties pour qu’une telle situation ne se reproduise pas. La tour Eiffel, l’un des monuments les plus visités au monde, a repris son activité le lendemain.
BAPS a contesté toute volonté d’imposer une règle fondée sur le sexe. L’organisation a expliqué avoir coordonné la visite avec la direction afin de limiter les perturbations liées à la taille du groupe et a assuré qu’à sa connaissance personne n’avait été empêché d’accéder au monument. Elle a présenté ses excuses aux personnes qui auraient pu être blessées ou gênées par l’épisode.
La Ville de Paris, autorité de tutelle de la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE), a annoncé mardi deux enquêtes pour établir les circonstances exactes de l’accueil de la délégation et déterminer la chaîne de décisions ayant conduit à la mise à l’écart présumée de membres féminins du personnel.
Deux enquêtes avec des conclusions attendues sous sept jours
La première enquête doit être menée en interne par la SETE avec l’intervention d’un prestataire extérieur indépendant. La seconde sera conduite par la Ville de Paris en tant qu’autorité de tutelle. Selon le communiqué municipal, leurs conclusions sont attendues dans un délai de sept jours.
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, s’est rendu sur place mardi avec Ariel Weil, président de la SETE, pour rencontrer les représentants syndicaux et la direction de l’entreprise. La municipalité a rappelé que l’égalité entre les femmes et les hommes devait s’appliquer sans exception dans les équipements et services parisiens.
Un incident qui a provoqué une forte réaction du personnel
La CGT a expliqué que la colère des employés avait grandi durant le week-end après les consignes données à l’occasion de la visite. Le syndicat a dénoncé un traitement qu’il juge incompatible avec les règles habituelles d’accueil des délégations au monument.
Les circonstances précises restent toutefois au cœur des investigations. Le récit des représentants du personnel et celui de BAPS divergent notamment sur l’intention des dispositions prises en amont de la visite. Les deux enquêtes annoncées par la Ville doivent désormais préciser qui a décidé de ces mesures et dans quelles conditions elles ont été appliquées.



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