Bénin : un million de citernes pour les zones cotonnières face aux sécheresses
Le ministère de l’Agriculture a présenté un programme d’un million de citernes destiné aux zones cotonnières pour mieux sécuriser l’accès à l’eau. La mesure s’inscrit dans la campagne 2026-2027, dont l’objectif national reste fixé à 700 000 tonnes de coton-graine.

SOMMAIRE
Le gouvernement béninois prévoit un programme d’un million de citernes dans les zones cotonnières afin d’améliorer la disponibilité de l’eau et de réduire les effets des poches de sécheresse. Le dispositif a été présenté par le ministre de l’Agriculture, Adin Yéton Bloukounon Goubalan, lors d’une tournée menée du 9 au 12 septembre 2026 dans plusieurs bassins de production.
La mission a conduit le ministre à Banikoara, Sinendé, Ouassa-Péhunco, Djougou, Savalou, Glazoué et Djidja. Selon le compte rendu publié par le Gouvernement le 15 septembre, les cultures observées étaient globalement en bon état végétatif, mais les producteurs ont signalé des difficultés liées notamment à la pluviométrie, à la mécanisation, à la qualité des semences, à la fertilité des sols et à l’écoulement des récoltes.
Le programme d’un million de citernes doit répondre en priorité au risque hydrique dans les zones cotonnières. Le ministère le présente comme un outil destiné à renforcer la maîtrise de l’eau au niveau des exploitations et à limiter les pertes liées aux périodes de déficit pluviométrique. Le calendrier de déploiement, le mode de financement et les critères d’attribution des équipements ne sont pas encore détaillés dans le communiqué gouvernemental.
Cette mesure intervient alors que l’exécutif maintient un objectif de 700 000 tonnes de coton-graine pour la campagne agricole 2026-2027. Lors du lancement officiel de la campagne en avril, le Gouvernement avait fixé ce volume comme cible nationale et l’avait associé à une progression attendue de 20 % pour la production cotonnière.
Une prime incitative de 10 FCFA par kilogramme est également prévue pour les producteurs si la production nationale atteint le seuil de 700 000 tonnes au terme de la campagne. Cette mesure, décidée en Conseil des ministres en juin, fait partie d’un dispositif plus large de soutien aux filières agricoles, avec des primes similaires pour le soja, le riz et l’anacarde sous certaines conditions de transformation locale.
La maîtrise de l’eau au centre du dispositif
Au cours de sa tournée, Adin Yéton Bloukounon Goubalan a aussi mis l’accent sur la restauration de la fertilité des sols et l’utilisation de biofertilisants. Le ministère cite par ailleurs la digitalisation du conseil agricole, la mécanisation, la protection sociale des exploitants et le mécanisme de rachat des excédents de récolte parmi les leviers mobilisés pour la campagne en cours.
À Banikoara, première étape du déplacement, la délégation a notamment visité une exploitation de 50 hectares dont 42 effectivement cultivés, avec 32,5 hectares de coton, 11 hectares de maïs et 3,5 hectares de riz. La tournée s’est achevée à Djidja le 12 septembre, après sept zones de production parcourues.



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