Bénin : 8 catégories de produits locaux imposées aux acheteurs publics

Une circulaire du ministre de l’Économie et des Finances datée du 4 septembre 2026 impose aux administrations, institutions et autres entités publiques de s’approvisionner localement pour huit catégories de produits. Le recours à un produit importé en substitution est soumis à une autorisation préalable du ministre.

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Aristide Médenou, Ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la coopération
Aristide Médenou, Ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la coopération PH: DR
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Le Bénin renforce la préférence accordée aux produits fabriqués sur son territoire dans la commande publique. Une lettre circulaire du ministre de l’Économie et des Finances, Aristide Médénou, datée du 4 septembre 2026 et publiée par l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) le 10 septembre, oblige les administrations, institutions et autres entités publiques à acheter localement les produits figurant sur une liste de huit catégories.

La mesure couvre les produits céréaliers et dérivés, les produits oléagineux et dérivés, les boissons et eaux, les produits d’hygiène et d’entretien, les textiles et l’habillement, les mobiliers scolaires et administratifs, les instruments culturels et musicaux ainsi que les matériaux de construction et ouvrages. La liste annexée cite notamment le gari, le maïs, le mil, le haricot, des huiles végétales, des jus produits localement, des savons, des uniformes, du mobilier administratif, des instruments traditionnels et des briques ou pavés.

La circulaire précise que les achats doivent être effectués auprès d’artisans, d’unités de production ou d’entreprises locales habilités. Les produits acquis doivent respecter les spécifications techniques, les normes et les exigences de qualité prévues dans le Répertoire des prix de référence (RPR), qui sert également à actualiser périodiquement la liste des produits concernés.

L’obligation vaut pour toutes les étapes du processus d’acquisition, depuis l’expression du besoin jusqu’à la réception de la commande. Lorsqu’une administration veut remplacer un produit fabriqué localement figurant sur la liste par un produit importé, elle doit obtenir au préalable l’autorisation du ministre de l’Économie et des Finances.

Huit familles de produits ciblées

Dans le détail, les produits céréaliers et dérivés comprennent notamment le gari fin ou ordinaire, le gari premium au lait de coco, le riz, le fonio, le maïs, le mil, le haricot, le sorgho, l’attiéké et les cossettes d’igname. La rubrique des oléagineux vise, entre autres, l’huile d’arachide, l’huile de palme, l’huile de sésame, des huiles végétales, la pâte d’arachide, les graines d’arachide et le beurre de karité.

Pour les boissons, la liste mentionne les jus de gingembre, d’ananas, de mangue, de bissap ou de baobab, ainsi que l’eau minérale et des boissons de fabrication locale. Les produits d’hygiène incluent notamment les savons liquides, les pains de savon et les désinfectants. Les textiles concernent aussi les tenues des forces armées et assimilées, les tenues du personnel de la justice, les tee-shirts, les casquettes, les maillots personnalisés et d’autres uniformes.

Le ministère rattache cette instruction à la politique nationale de promotion de la production locale, aux règles d’exécution du budget des administrations publiques, au Code des marchés publics issu de la loi n°2020-26 du 29 septembre 2020 et au règlement communautaire de l’UEMOA relatif à l’artisanat. La circulaire n°213/MEF/DC/SGM/DNC/Sp-c porte la date du 4 septembre 2026 et a été mise en ligne par l’ARMP le 10 septembre.

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