Soudan : l’ONU sanctionne quatre responsables des FSR pour des atrocités commises à El-Fasher
Le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies a inscrit quatre cadres des Forces de soutien rapide (FSR) du Soudan sur sa liste noire. Cette décision vise des dirigeants accusés d’avoir participé à des violences et à des exactions visant des civils, avec des actes particulièrement pointés au Darfour et dans la ville d’El-Fasher.

SOMMAIRE
Les personnes ajoutées à cette liste sont directement visées par des allégations de crimes commis dans le cadre des opérations menées par les paramilitaires des FSR. Le Comité a mis en avant leur responsabilité présumée dans des atteintes graves aux populations locales, ce qui a motivé l’élargissement des mesures restrictives à leur encontre.
Concrètement, les sanctions décidées ne vont pas au-delà de mesures contre leurs ressources et leur mobilité : il s’agit d’un gel des avoirs détenus sous juridiction des États membres et d’interdictions de voyage. Le Comité présente ces sanctions comme un moyen de faire pression sans recourir à des sanctions militaires ou judiciaires plus lourdes.
Ces restrictions visent à limiter les possibilités de mouvement et d’accès aux fonds des individus ciblés, dans l’espoir de restreindre leur capacité d’action et d’envoyer un signal politique fort. Elles s’inscrivent dans la panoplie d’outils diplomatiques que l’ONU utilise pour tenter de répondre aux violences affectant la population civile soudanaise.
Portée et limites des mesures
Le gel des avoirs implique que les biens financiers des personnes concernées doivent être bloqués par les États qui appliquent les résolutions du Conseil de sécurité, tandis que l’interdiction de déplacement empêche notamment l’octroi de visas ou l’entrée sur le territoire de ces pays. Toutefois, l’efficacité réelle de ces dispositifs dépend de la mise en œuvre et de la coopération internationale.
Si ces sanctions peuvent exercer une pression économique et symbolique, elles ne remplacent pas les enquêtes judiciaires ou des procédures pénales internationales — des démarches séparées qui relèvent d’autres mécanismes et juridictions. La mesure adoptée ici reste donc ciblée et limitée à des contraintes financières et de circulation.

Commentaires