RDC : Kinshasa affirme que les responsables des FDLR ont accepté le principe d’un désarmement

Le gouvernement congolais assure que les responsables politiques et militaires des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont donné leur accord au protocole de désarmement et de démobilisation annoncé fin juillet. Les modalités de mise en œuvre restent toutefois à définir, notamment le calendrier, le nombre de combattants concernés et le devenir de ceux qui refuseraient de retourner au Rwanda.

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Une patrouille de l'AFC/M23 dans les rues d'Uvira, dans l'Est de la RDC, le 13 décembre 2026. AFP - JOSPIN MWISHA
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Kinshasa affirme également avoir obtenu l’accord d’un autre pays africain pour accueillir certains membres des FDLR, sans préciser son identité. Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a livré ces éléments lors d’un entretien accordé à RFI.

Selon le gouvernement congolais, l’accord de principe concerne les dirigeants politiques et militaires du mouvement. Il ne signifie pas encore que l’ensemble des combattants a été désarmé ou regroupé dans le cadre d’un processus opérationnel.

Le calendrier des opérations n’a pas encore été arrêté. Les autorités ne communiquent pas non plus, à ce stade, d’estimation officielle du nombre de membres des FDLR susceptibles d’être concernés par le dispositif.

Le sort des combattants qui refusent le retour au Rwanda reste en suspens

Le retour au Rwanda constitue l’une des principales difficultés du processus. Certains combattants pourraient refuser d’y être rapatriés, alors que Kigali considère les FDLR comme une menace pour sa sécurité et accuse le mouvement de compter dans ses rangs des responsables liés au génocide des Tutsi de 1994.

Pour ces personnes, Kinshasa dit avoir identifié une solution d’accueil dans un autre pays africain. Le nom de cet État, ainsi que les conditions juridiques et pratiques d’un éventuel transfert, n’ont pas été communiqués.

Les FDLR sont actifs depuis plusieurs décennies dans l’est de la République démocratique du Congo, où leur présence fait partie des facteurs de l’instabilité régionale. Kigali les accuse régulièrement de mener ou de soutenir des opérations contre le Rwanda depuis le territoire congolais, tandis que Kinshasa est soupçonnée par Kigali de tolérer, voire de soutenir, certains groupes armés opérant dans la région. Ces accusations sont contestées par les parties concernées.

Le désarmement des FDLR s’inscrit dans les efforts engagés pour réduire les tensions entre la RDC et le Rwanda. La mise en œuvre effective du protocole dépendra désormais de la définition des étapes opérationnelles, de l’identification des combattants et des garanties prévues pour leur démobilisation ou leur réinstallation.

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