RDC : l’expulsion d’un officier congolais bloque la vérification du cessez-le-feu

Le mécanisme chargé de vérifier le cessez-le-feu entre Kinshasa et l’AFC/M23 reste paralysé, après l’expulsion d’un officier congolais déployé à Goma. Créé pour contrôler les éventuelles violations de la trêve, ce dispositif n’a toujours pas commencé ses travaux, près de quatre mois après sa mise en place officielle.

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Goma
Goma PH: DR
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Mi-juillet 2026, trois officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo avaient été envoyés à Goma pour représenter les FARDC au sein du Mécanisme conjoint de vérification élargie, le MCVE+. Quelques jours après leur arrivée, l’un d’eux a été expulsé des zones contrôlées par l’AFC/M23.

Le gouvernement congolais affirme que cette expulsion est intervenue « sans raison valable ». Pour Kinshasa, cette décision constitue une manœuvre destinée à retarder le déploiement du mécanisme et à empêcher la vérification des accusations portées par les deux camps.

L’AFC/M23 avance une version différente. Selon plusieurs sources proches du mouvement, l’officier arrivé à Goma ne correspondait pas à l’identité mentionnée dans les documents officiellement transmis aux parties. Le groupe affirme également qu’il s’agit d’un ancien membre des renseignements militaires congolais, ayant notamment servi à Goma, et le soupçonne d’avoir été envoyé pour mener des activités de renseignement.

Une divergence sur l’identité de l’officier

D’après ces mêmes sources, l’AFC/M23 avait envisagé d’expulser les trois officiers congolais avant de ne récuser finalement que l’un d’entre eux. Le mouvement met en avant les incohérences relevées dans les informations transmises au sujet du militaire concerné.

Des sources congolaises attribuent au contraire le différend à une erreur technique dans la transmission des notes verbales. Une première identité aurait été communiquée avant d’être corrigée, ce qui aurait créé la confusion à l’origine de l’expulsion.

D’autres sources sécuritaires congolaises confirment que l’officier appartient aux services de renseignement. Elles estiment toutefois que cette expérience constitue un atout, notamment en raison de sa connaissance des dossiers et de la situation sécuritaire dans la région.

Le blocage intervient alors que les deux parties continuent de s’accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu sur le terrain. Le MCVE+ devait précisément permettre de vérifier ces allégations et de disposer d’un cadre commun pour établir les faits.

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