Nigeria–IEA : un programme commun cible l’investissement et la sécurité énergétique
Le Nigeria et l’Agence internationale de l’énergie ont lancé à Abuja leur premier programme de travail commun, après l’entrée du pays dans le réseau des États associés. La feuille de route couvre sécurité énergétique, investissement, données, efficacité et cuisson propre.

SOMMAIRE

Le Nigeria et l’Agence internationale de l’énergie (AIE/IEA) ont lancé à Abuja leur premier programme de travail commun, ouvrant une nouvelle phase de coopération sur la sécurité énergétique, l’investissement, les données, l’efficacité énergétique et la cuisson propre. Le document a été signé le 3 septembre par le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, et le ministre d’État nigérian chargé des Ressources pétrolières (Gaz), Ekperikpe Ekpo, en présence du vice-président Kashim Shettima.
Le conseil de direction de l’AIE avait accepté le Nigeria comme pays associé le 2 juillet 2026. Cette formule permet à Abuja de travailler plus étroitement avec l’agence sur les politiques et les données énergétiques sans transformer le pays en membre à part entière de l’organisation. Le Nigeria est par ailleurs le premier pays membre de l’OPEP à rejoindre le programme d’association de l’AIE.
La feuille de route signée à Abuja prévoit des travaux conjoints sur la sécurité des approvisionnements, la mobilisation de capitaux, les statistiques énergétiques, l’efficacité et l’accès à des solutions de cuisson propre. Elle doit aussi renforcer les échanges entre institutions nigérianes et experts de l’AIE à travers l’analyse, le conseil public, la formation et la coopération sur les données.
La qualité des statistiques constitue un enjeu central pour le Nigeria, dont le secteur énergétique combine production de pétrole et de gaz, raffinage, électricité conventionnelle et forte croissance des solutions solaires décentralisées. Des données plus homogènes peuvent faciliter la planification des infrastructures, la mesure de la demande et l’évaluation des projets proposés aux investisseurs.
Un partenariat sans engagement automatique de financement
Le programme commun ne constitue pas, en lui-même, une promesse de financement. Il fournit surtout un cadre de coopération technique et de politique publique au moment où le Nigeria cherche à augmenter les investissements dans l’énergie, à améliorer la fiabilité de son système électrique et à élargir l’accès à l’électricité et à la cuisson propre pour une population de plus de 240 millions d’habitants.
Fatih Birol estime que les investissements dans le secteur énergétique nigérian pourraient doubler au cours des cinq prochaines années si le pays consolide les réformes, la stabilité et la confiance des investisseurs. Cette estimation, formulée lors de son déplacement à Abuja, constitue une projection et non un montant déjà engagé.
Le Nigeria rejoint l’Afrique du Sud, le Kenya et le Sénégal parmi les pays associés de l’AIE en Afrique subsaharienne. L’agence présente cette extension comme un moyen d’intégrer davantage les réalités africaines dans ses travaux sur les marchés de l’énergie, l’accès aux services modernes et la sécurité des approvisionnements.



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