Nigeria : 52 personnes enlevées dans un village de l’État de Zamfara
Cinquante-deux personnes ont été enlevées dans la nuit de samedi à dimanche par un groupe armé dans l’État de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria. Cette région est particulièrement touchée par les attaques de groupes criminels surnommés les « bandits » et par celles de combattants jihadistes.

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L’attaque s’est produite vers 1 heure du matin dans le village de Kasuwar Daji, situé dans le nord-est de l’État. Des hommes armés arrivés à moto ont pénétré dans plusieurs habitations avant de prendre plusieurs dizaines de villageois en otage.
Une base militaire de l’opération Fansan Yamma se trouve pourtant à quelques kilomètres du village. Cette opération a été mise en place pour lutter contre les enlèvements et les vols de bétail, fréquents dans cette partie du pays.
Avant de s’en prendre aux habitants, les assaillants avaient visé le campement militaire. Les échanges de tirs ont fait deux morts, un soldat et un policier, tandis que deux militaires ont été blessés.
Une attaque malgré la présence des forces de sécurité
Dans un communiqué publié dimanche, l’armée nigériane a présenté l’intervention comme « une défense réussie » et un « revers opérationnel important pour les terroristes ». Les autorités n’ont toutefois pas annoncé la libération des personnes enlevées ni précisé si des opérations de recherche étaient en cours.
Les enlèvements contre rançon restent une activité lucrative pour les groupes armés actifs dans le nord-ouest du Nigeria. Les villages isolés et les axes peu sécurisés sont régulièrement ciblés, malgré le déploiement d’unités dédiées à la lutte contre la criminalité.
Dans un bilan mensuel publié à la fin de la semaine, les forces de sécurité nigérianes ont affirmé avoir secouru 393 victimes d’enlèvements au cours du mois de juillet. Elles ont également déclaré avoir tué ou arrêté plusieurs centaines de personnes présentées comme des « terroristes ».
L’attaque de Kasuwar Daji illustre la persistance des violences dans l’État de Zamfara, où les opérations militaires se poursuivent face à des groupes armés mobiles et lourdement équipés. Les rapts de masse y alimentent l’inquiétude des populations, régulièrement confrontées aux demandes de rançon et aux déplacements forcés.


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