Niger : session du CCR consacrée aux grandes réformes de la Refondation
Niamey, 16 décembre 2025 — Le Conseil Consultatif pour la Refondation (CCR) a lancé ce mardi sa deuxième session ordinaire de l’année, destinée à définir des réformes majeures dans les domaines du foncier, de l’agriculture et de la gouvernance. Ouverte sous la présidence du Dr Mamoudou Harouna Djingarey, la réunion de quinze jours se veut résolument axée sur l’adoption de textes structurels et l’examen de dossiers économiques, sécuritaires et institutionnels prioritaires pour le Niger.

SOMMAIRE
Les travaux ont été qualifiés d’opérationnels dès l’ouverture : plusieurs projets d’ordonnances figurent à l’ordre du jour, dont des textes relatifs à la refonte du régime foncier, à l’orientation des politiques agricoles et au cadre des fêtes légales. Le gouvernement doit également présenter son programme quinquennal de la Refondation pour 2025-2026 ainsi que des communications sur l’état de la sécurité, de l’économie et des finances publiques.
Outre ces projets d’ordonnances, les conseillers devront se pencher sur des sujets transversaux : la politique énergétique, la dette publique, le développement de l’agriculture et de l’élevage à travers les grands projets d’irrigation, l’assainissement, l’hydraulique, ainsi que des réformes dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Un suivi des recommandations issues des Assises nationales de la Refondation est également programmé, de même que la présentation d’un guide destiné aux membres du CCR et des sessions d’information animées par la HANEA, la HACP et l’OIM.
Foncier, ressources et diplomatie parlementaire au cœur des débats
Le dossier foncier apparaît comme l’un des plus sensibles à traiter en priorité. Le président du CCR a rappelé que les conflits liés à la terre représentent une « préoccupation majeure » et qu’ils nécessitent des réponses rapides et concertées pour réduire les différends entre acteurs locaux et promoteurs économiques.
Dans son allocution d’ouverture, Dr Djingarey a dressé un tableau mêlant contraintes régionales et opportunités : face à des défis sécuritaires et politiques, il a souligné la montée en puissance du CCR sur la scène diplomatique parlementaire, qui selon lui a contribué à la réintégration progressive du Niger dans plusieurs instances régionales et internationales et à sa participation aux grands fora interparlementaires.
Sur le plan sous-régional, le CCR s’est impliqué dans les travaux préparatoires à la création d’un Parlement confédéral pour l’Alliance des États du Sahel (AES), une instance appelée à traiter des questions d’intérêt commun pour les États membres, selon les explications fournies par la présidence du Conseil.
Le président a aussi abordé la gestion des ressources minières et énergétiques, admettant que l’exploitation historique de ces secteurs a parfois été défavorable à l’intérêt national. Il a salué les décisions récentes de suspension et de retrait de certains permis miniers jugés irréguliers et plaidé pour une stratégie de souveraineté minière axée sur des partenariats équilibrés.
Parmi les actions internes évoquées, le CCR a présenté une évaluation de la campagne agro-sylvo-pastorale, hydraulique et halieutique, concluant à une situation alimentaire globalement satisfaisante grâce à une bonne saison hivernale, malgré des déficits localisés pour lesquels des mesures d’accompagnement ont été annoncées.
Le chef du CCR a enfin rendu hommage aux visites du Président de la République auprès des forces de défense et de sécurité, saluant le professionnalisme et les sacrifices des hommes en uniforme qui

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