Muriel Robin révèle avoir voulu tuer sa mère malade d’Alzheimer
Muriel Robin a annoncé publiquement des confidences fortes sur sa vie familiale et ses réactions pendant la maladie de sa mère : elle a dit avoir envisagé de la tuer quand cette dernière souffrait de la maladie d’Alzheimer, puis, après le décès, avoir tenté de mettre fin à ses jours. Ces révélations, faites lors d’émissions et de rencontres médiatiques, relancent le débat sur la douleur des proches confrontés à la dégénérescence d’un parent et sur le poids des secrets de famille entretenus durant des décennies.

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Depuis cinquante ans, l’humoriste affirme vivre avec « de nombreux démons ». En travaillant sur son autobiographie, Muriel Robin a appris que l’homme qu’elle croyait être son père biologique, Antoine Robin, n’était pas son père biologique. Des tests ADN ont ensuite confirmé que son père biologique est Jacques H., un marchand forain avec qui sa mère a entretenu, selon elle, une relation extra-conjugale de plus de dix ans. Malgré ces résultats, Muriel Robin a déclaré qu’elle ne remettait pas en cause le rôle paternel d’Antoine, qu’elle considère comme l’homme qui l’a élevée.
La relation entre Muriel Robin et sa mère, Aimée Rimbaud, a été décrite par la comédienne comme complexe et distante. Sur le plateau de l’émission Quelle époque, elle a raconté une enfance marquée par le manque d’expression émotionnelle de sa mère, qu’elle dit souvent malheureuse ou tendue. Plus tard, Muriel Robin a compris que ce comportement pouvait masquer une souffrance liée à une histoire d’amour secrète que sa mère ne pouvait révéler.
Révélations publiques : violence verbale et tentative de suicide
Au début des années 2000, lorsque Aimée Rimbaud est tombée malade, les deux femmes se sont rapprochées. Muriel Robin s’est occupée intensément de sa mère et est restée à ses côtés jusqu’à la fin de sa vie. Invitée aux Rencontres du Papotin diffusées sur France 2, l’artiste a raconté pour la première fois avoir pensé à tuer sa mère pendant cette période d’épuisement et de souffrance : « Oui, une fois. Et je lui ai même dit : Je vais venir pour te tuer et je prendrai le cendrier sur la table du salon et je te tuerai de dos. J’en suis pas très fière, mais j’étais très malheureuse, donc très en colère. »
Muriel Robin a ajouté que, paradoxalement, la maladie avait modifié la relation entre elles : « Son cerveau marchait moins bien, mais son cœur s’est beaucoup plus ouvert. Plus son cerveau baissait, plus elle donnait de l’amour. »
Après le décès de sa mère le 3 août 2005, la comédienne a reconnu avoir vécu un profond vide et, quelques années plus tard, avoir tenté de se suicider dans l’espoir de « mourir avec elle ». Elle a aussi raconté avoir, à un moment d’extrême détresse, pensé à tuer son père, puis renoncé. Dans plusieurs interviews, Muriel Robin a évoqué la manière dont elle a dû composer avec ces émotions et a cité l’amour quotidien apporté par Anne Le Nen comme un soutien personnel.

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