Moyen-Orient : des médias iraniens font état d’explosions à proximité de l’île de Kharg, dans le Golfe

Des agences de presse iraniennes ont rapporté samedi 5 septembre plusieurs explosions entendues près de l'île de Kharg, où se trouve le principal terminal pétrolier du pays, sur fond de reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

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Vue générale de Téhéran avec les montagnes de l’Alborz en arrière-plan
Photo : Ninara / Wikimedia Commons
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Des médias iraniens ont fait état samedi 5 septembre de « plusieurs explosions » entendues à proximité de l’île de Kharg, dans le Golfe, où se trouve le principal terminal pétrolier du pays. L’agence Fars a indiqué qu’un correspondant avait entendu les déflagrations mais qu’aucune fumée n’était visible depuis les lieux. L’agence locale SNN a de son côté rapporté qu’« un pétrolier iranien a été ciblé par les États-Unis » à proximité de l’île.

Ni les autorités américaines ni les autorités iraniennes n’avaient confirmé ces informations dans l’immédiat.

Ces explosions surviennent une semaine après la reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis, dans un conflit entamé fin février 2026 qui a déjà donné lieu à des frappes américaines et à des ripostes iraniennes contre des cibles au Koweït et aux Émirats arabes unis. Les deux pays se disputent également le contrôle du détroit d’Ormuz, l’Iran ayant entravé le passage de navires tandis que Washington maintient de son côté un blocus des ports iraniens.

L’île de Kharg, au large de la province du Khouzestan, concentre l’essentiel des exportations pétrolières iraniennes. Elle est déjà au cœur d’une controverse : le 31 août, le président américain Donald Trump avait affirmé sur les réseaux sociaux que le terminal de Kharg avait été « détruit », en s’appuyant sur une vidéo que plusieurs experts ont jugée probablement générée par intelligence artificielle. Le PDG de la compagnie pétrolière nationale iranienne avait alors qualifié ces propos de « risibles », assurant que les opérations pétrolières s’y poursuivaient normalement.

Une escalade qui pèse sur le trafic maritime

Le regain de tensions a fortement réduit le trafic dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitait auparavant l’essentiel du pétrole exporté depuis le Golfe. Selon des données rapportées fin août, seuls trois navires traversaient alors quotidiennement le détroit, contre 85 avant la crise.

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