Mines et énergie : la Côte d’Ivoire renforce sa coopération avec le Botswana
La Côte d’Ivoire et le Botswana ont conclu un accord de coopération dans les secteurs des mines et de l’énergie. Le partenariat doit favoriser le partage d’expérience en matière de gouvernance des ressources naturelles, de développement des compétences et de transformation locale des minerais.

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La Côte d’Ivoire veut s’appuyer sur l’expérience du Botswana pour accélérer le développement de son industrie extractive. Les deux pays ont signé, jeudi 30 juillet 2026, un accord de coopération portant sur les secteurs des mines et de l’énergie, selon les informations communiquées par le ministère ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie.
Ce rapprochement doit permettre aux administrations et aux acteurs techniques des deux pays de renforcer leurs échanges d’expertise. Il porte notamment sur la gouvernance minière, la traçabilité des ressources, la formation des compétences locales et la création de valeur autour des matières premières.
Le partenariat prolonge les discussions engagées en février 2026 lors d’une mission du ministre ivoirien Mamadou Sangafowa-Coulibaly à Gaborone. À cette occasion, les deux gouvernements avaient défini une feuille de route devant conduire à la formalisation d’un cadre de coopération entre leurs secteurs extractifs.
La Côte d’Ivoire veut s’inspirer du modèle botswanais
Le Botswana est régulièrement cité pour la place accordée au secteur minier dans son développement économique. Le pays s’est notamment appuyé sur l’exploitation du diamant pour financer des infrastructures et soutenir ses politiques publiques.
La Côte d’Ivoire souhaite tirer des enseignements de cette expérience, en particulier sur la gestion des revenus miniers, le renforcement du contenu local et la participation des entreprises nationales aux différentes chaînes de valeur.
Lors des échanges préparatoires, la ministre botswanaise des Minéraux et de l’Énergie, Bogolo Joy Kenewendo, avait mis en avant l’importance d’un cadre réglementaire stable, d’une gestion rigoureuse des recettes extractives et d’une implication accrue des populations dans le développement du secteur.
Pour Abidjan, cette coopération intervient dans un contexte d’accélération de l’exploration minière et d’intérêt croissant des investisseurs pour le sous-sol ivoirien. Les autorités cherchent désormais à transformer ce potentiel géologique en activités industrielles, en emplois et en recettes durables pour l’économie nationale.
L’accord couvre également le secteur énergétique. L’exploitation et la transformation des minerais nécessitent en effet des infrastructures électriques fiables, des capacités de transport adaptées et un approvisionnement énergétique suffisant.
Les deux pays pourront ainsi examiner des projets communs, renforcer leurs capacités institutionnelles et faciliter les échanges entre administrations, entreprises et organismes spécialisés. Les détails relatifs au calendrier, aux financements et aux programmes opérationnels n’ont pas encore été rendus publics.
Le rapprochement doit également se poursuivre lors de la deuxième édition du Salon international des ressources extractives et énergétiques, prévue du 18 au 22 novembre 2026 à Abidjan. Le Botswana a été désigné pays à l’honneur de cette rencontre consacrée aux infrastructures nécessaires au développement des industries extractives et énergétiques africaines.
À travers ce partenariat, la Côte d’Ivoire entend renforcer la professionnalisation de sa filière minière, améliorer la traçabilité des ressources et accroître la part de la transformation réalisée sur son territoire.


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