RDC : près de 60 % des décès d’Ebola surviennent dans les communautés
Africa CDC maintient l’épidémie d’Ebola en RDC au niveau d’urgence continentale. Malgré le recul observé dans plusieurs foyers, près de 60 % des décès signalés surviennent encore dans les communautés et le pic de l’épidémie n’est pas confirmé.

Près de 60 % des décès signalés dans l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo surviennent encore dans les communautés, selon Africa CDC. Dans sa revue scientifique du 17 septembre, l’agence estime que la transmission n’est pas encore contrôlée de manière constante et maintient l’urgence sanitaire continentale.
La situation s’améliore dans plusieurs foyers, notamment en Ituri, où les cas et les décès reculent. Africa CDC relève toutefois des hausses dans certaines zones de santé, en particulier au Nord-Kivu. Les données disponibles ne permettent pas encore de confirmer que l’épidémie a atteint son pic ni que la transmission a été durablement interrompue.
Plus de 7 200 cas confirmés et 3 510 décès avaient été recensés cette semaine dans sept provinces, selon les données relayées par Reuters. Le nombre quotidien de nouveaux cas a diminué par rapport au sommet observé à la mi-août, mais les autorités sanitaires jugent la situation du Nord-Kivu préoccupante.
Des signes de ralentissement sont néanmoins observés. Dix des 62 zones de santé touchées n’avaient enregistré aucun nouveau cas depuis plus de 22 jours, tandis que les capacités de laboratoire, de traitement, de surveillance communautaire et de suivi des contacts ont été renforcées.
Africa CDC demande de maintenir une surveillance intensive dans les zones affectées, nouvellement touchées ou confrontées à une reprise des infections. L’agence pointe aussi des lacunes dans l’identification des contacts et les perturbations persistantes des services de santé essentiels.
L’Organisation mondiale de la santé a également appelé cette semaine à la prudence malgré les progrès constatés. Plus de 3 000 agents de première ligne ont reçu le vaccin Ervebo, tandis que son niveau de protection contre le virus Bundibugyo responsable de l’épidémie continue d’être étudié.



Commentaires