Maurice : le mari d’une ministre poursuivi dans une affaire de trafic de drogue

L’enquête sur un présumé trafic de cannabis entre La Réunion et Maurice prend une dimension politique après l’arrestation du mari d’une ministre mauricienne. Gulshan Govind, époux de la ministre déléguée à la Culture Véronique Leu-Govind, a été interpellé vendredi 31 juillet avec un autre suspect.

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L’affaire a débuté après la saisie de 100 kilos de cannabis à La Réunion, le 26 juillet. Selon les autorités réunionnaises, cette opération pourrait être liée à une filière de stupéfiants destinée au marché mauricien.

À la suite de cette saisie, la brigade antidrogue mauricienne a arrêté les deux hommes, soupçonnés d’être impliqués dans le réseau présumé. Une perquisition menée au domicile familial de Gulshan Govind a également permis de découvrir quatre plants de cannabis.

Les deux suspects sont maintenus en détention policière dans le cadre de l’enquête. Les autorités n’ont pas communiqué davantage de détails sur les faits qui leur sont reprochés ni sur la nature exacte de leurs liens avec la saisie réalisée à La Réunion.

Le gouvernement invoque la présomption d’innocence

Cette affaire ravive le souvenir d’un précédent impliquant la famille de la ministre. En avril 2023, Benjamin Leu, le frère de Véronique Leu-Govind, avait été arrêté à La Réunion dans une autre affaire de drogue, avant d’être condamné à trois ans de prison.

Le Premier ministre Navin Ramgoolam assure que l’enquête se déroule sans intervention politique. Il affirme que « personne n’est au-dessus de la loi » et invoque la présomption d’innocence pour justifier le maintien de Véronique Leu-Govind au gouvernement.

Selon le chef du gouvernement, aucun élément ne met à ce stade la ministre en cause. Véronique Leu-Govind, qui ne s’est pas encore exprimée publiquement, conserve donc ses fonctions malgré l’arrestation de son époux.

Son parti, les Nouveaux Démocrates, dont elle est la présidente, a indiqué suivre l’évolution de la procédure avant de prendre une éventuelle décision. L’opposition réclame de son côté la démission de la ministre.

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