Maliki accuse Donald Trump d’ingérence dans la désignation du prochain Premier ministre irakien
Le principal candidat au poste de Premier ministre en Irak, Nouri al-Maliki, a condamné le 28 janvier 2026 les propos du président américain Donald Trump, accusant la Maison-Blanche d’ingérence après que M. Trump eut déclaré la veille que les États-Unis n’interviendraient « plus en aide » à l’Irak si M. Maliki revenait au pouvoir. L’affaire a déclenché des rassemblements à Bagdad et relance les tensions entre responsables irakiens et acteurs internationaux.

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Dans une réaction publiée sur le réseau social X le même 28 janvier 2026, M. Maliki a qualifié ces déclarations d’« ingérence flagrante » et les a présentées comme une atteinte au processus démocratique installé depuis l’intervention américaine de 2003. Le leader politique a insisté sur sa détermination à défendre, jusqu’à la fin, ce qu’il présente comme les intérêts supérieurs du peuple irakien.
Les propos de la Maison-Blanche ont été perçus par une partie de l’opinion publique et de la classe politique irakienne comme une intrusion dans les choix nationaux. À Bagdad, la déclaration a rapidement provoqué des manifestations devant la représentation diplomatique américaine.
Manifestations à Bagdad et soutien politique: réactions populaires et alliances parlementaires
Mercredi soir à Bagdad, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées près de l’ambassade des États-Unis, selon des témoins présents sur place, scandant des slogans favorables à M. Maliki et procédant à des gestes de colère symboliques, dont l’incendie d’un drapeau américain et la combustion d’une affiche à l’effigie de M. Trump. Les événements ont eu lieu dans un climat de forte émotion politique et sociale.
Sur le plan institutionnel, Nouri al-Maliki, âgé de 75 ans, bénéficie d’un soutien politique important. Le samedi 24 janvier 2026, la principale alliance chiite irakienne, le Cadre de coordination, a officiellement donné son appui à sa candidature au poste de Premier ministre. Ce bloc, qui détient la majorité au Parlement irakien et entretient des liens étroits avec Téhéran, est souvent désigné comme un acteur central dans la formation des gouvernements à Bagdad.
Longtemps présent sur la scène politique irakienne, M. Maliki a déjà exercé les fonctions de chef du gouvernement et reste une personnalité influente capable de peser sur les équilibres parlementaires et les négociations de coalition. Son retour potentiel au pouvoir soulève des débats internes sur l’orientation de la politique étrangère irakienne et sur les relations avec les puissances régionales et occidentales.
Les réactions officielles de la représentation américaine à Bagdad et les prises de position d’autres forces politiques irakiennes n’étaient pas détaillées dans les communiqués immédiats faisant état des manifestations et du soutien parlementaire mentionné ci-dessus. Le Cadre de coordination, principal bloc chiite, a officialisé son soutien à M. Maliki le samedi 24 janvier 2026.

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