Mali : Sans nouvelles de l’ancien ministre Mountaga Tall, sa famille réclame une preuve de vie
Quatre mois après l'enlèvement de Maître Mountaga Tall à Bamako, ses proches dénoncent le mutisme total des autorités de transition et exigent la transmission d'une preuve de vie.
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L’avocat et ancien ministre malien Mountaga Tall a été enlevé à son domicile de Bamako dans la nuit du 2 au 3 mai 2026. L’opération a été menée par des hommes armés et encagoulés, attribués aux services de la Sécurité d’État, sans qu’aucun mandat officiel n’ait été présenté lors de cette irruption nocturne.
Quatre mois après cette arrestation extrajudiciaire, les proches de la figure politique demeurent sans la moindre information sur sa situation. Face au mutisme absolu gardé par les autorités de transition maliennes, sa famille dénonce une disparition forcée et exige publiquement la présentation immédiate d’une preuve de vie attestant de son intégrité physique.
L’inquiétude entourant le foyer Tall s’est aggravée à la mi-mai 2026 avec l’enlèvement du fils aîné de la famille, Cheick Mamadou Tall. Le jeune homme a été capturé par des individus armés au moment où il tentait de faire parvenir des effets personnels et du ravitaillement à son père, retenu depuis son rapt dans un lieu de détention secret.
Cette vague de privations de liberté touche simultanément d’autres voix critiques de la vie publique malienne. Des acteurs politiques et responsables de la société civile, à l’image de Youssouf Daba Diawara et de Moussa Djiré, demeurent également enfermés au secret depuis le début du mois de mai 2026, sans notification de charges ni ouverture d’une procédure judiciaire légale.
L’ONU sans réponse des autorités maliennes
Saisi de ces détentions arbitraires, le Comité des disparitions forcées des Nations unies avait formellement enjoint le pouvoir de Bamako, au début du mois de juillet 2026, de localiser les personnalités disparues, d’assurer leur sécurité et de préciser les fondements juridiques justifiant leur maintien en détention. Cette interpellation onusienne est restée sans aucune réponse du gouvernement de transition malien.



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